
Je ne sais pas si c'est parce que le mien n'est pas rentré depuis 4 jours mais j'ai eu envie de relire ce matin un recueil de textes de William S. Burroughs consacrés au chat et aux siens en particulier. Entre Chats, chez Christian Bourgois. J'en avais dit du bien à l'époque et je le pense toujours. Burroughs avait compris ces animaux, pas comme Baudelaire ou Colette qui en faisaient toute une affaire mais comme un homme toqué de créatures cruelles, égoïstes et peu câlines. Ce qu'on aime chez les chats, c'est qu'ils ne peuvent pas aimer.Extrait : "8 mai 1982. Aujourd'hui la chatte a tué un lapin pas encore adulte. Je regardai par la fenêtre et je la vis avec ce lapin entre les mâchoires, le traînant sous la véranda. James était horrifié. Plus tard, le voici de nouveau sur la véranda, en léchant le sang sur ses pattes avec une expression très satisfaite. Je n'éprouve pas grand chose pour les lapins. Ils ne sont pas du tout malins même les petits. Ils ne font que des tentatives stupides, galvaniques, pour se dégager de vos mains, et les gros lapins peuvent vous faire une très méchante morsure. J'essayai d'enlever les restes avant qu'ils ne se manifestent et ne commencent à hanter la véranda avec l'odeur nauséabonde d'une charogne.... » Si Diego veut bien revenir, je lui donnerai une tranche de foie. NB : le chat sur la photo n'est pas de notre collaborateur Myosotis, donc si vous le croisez, laissez le tranquille.