Un Octobre Noir pour le marché du livre

16/12/2008 - 12h59
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Un Octobre Noir pour le marché du livre

 

On annonçait fièrement une encourageante résistance du livre à la crise en septembre. Mais hélas, face à une conjoncture de plus en plus dégradée, les ventes de livres ont brutalement chuté en octobre. Avec une baisse de 5,5% en euros courants (-7% en volume) par rapport à octobre 2007, le livre ne fait pas exception et subit aussi de plein fouet les conséquences de la crise financière. Ce chiffre alarmant est cependant à relativiser : octobre 2007 avait été particulièrement favorable (+ 9%) avec la sortie du dernier épisode d'. Or cette année, la dernière fournée de J.K. Rowling, , n'est sortie qu'au mois de novembre. Aussi, ce retournement de conjoncture était prévisible dans la mesure où tous les postes de consommation - à l'exception de l'alimentaire - sont orientés à la baisse. Aucun circuit de distribution n'échappe au plongeon d'octobre, même pas la vente à distance, jusqu'ici en plein boom, qui affiche un recul de 5%.

 

 

 

Idem aux Etats-unis, foyer de la crise. Le marché du livre américain est également à la peine. Après une baisse des ventes de 2% en septembre, les ventes ont chuté de 5,6% en octobre (par rapport à 2007). Et tous les genres sont dans le rouge, malgré la progression des livres numériques qui se maintient à 57,7% en octobre 2008 contre 73% en 2007. Cependant, les e-books ne représentent même pas 1% du marché total du livre. Boost de Noël et "réactivité"

 

Mais le tableau n'est pas forcément si noir. Et le livre, cadeau idéal s'il en est, peut tout à fait profiter du climat de crise. Avec une pandémie d'oursins dans les poches qui s'abat sur le monde en proie à l'angoisse, les bouquins-offerts-à-Noël vont sans aucun doute fleurir les bibliothèques. Et pas la peine d'espérer refourguer la chose sur eBay car avec le prix unique du livre, sauf une très belle édition originale, pas de plus-value à attendre. Autre phénomène qui profite à l'industrie : la réactivité. C'est-à-dire la capacité de l'édition à surfer sur la vague et profiter du besoin du public en information économique. Actuel grand champion de la crise: George Soros. Non content d'avoir vendu ses titres à temps et de s'être même enrichi avec le krach, l'économiste prodigue ses bons conseils de Madame Irma plutôt éclairée dans (Denoël) qui totalise depuis sa sortie en septembre 35 000 exemplaires vendus en France. Une dizaine de titres ont déjà été publiés depuis mi-novembre et 25 titres sont annoncés en janvier et février. Dont la "vista" de Jean-Marie Messier, (Seuil) et (Nouveau Monde éd.) de Gordon Thomas. Sources: Publishers Weekly et Livres Hebdo

 

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