
Le problème avec les Moore, c'est qu'ils n'entretiennent aucun lien de parenté et se multiplient comme des lapins pour le meilleur et... le meilleur. Après Alan Moore, dont on ne cesse de parler, Christopher, dont on parle moins mais qui nous enchante par ses romans burlesques depuis pas mal d'années (l'Agneau, le lézard de Melancholy Cove ou son Livre de Noël), voici venir Antony Moore et son premier roman bobobrillant qui nous ramène certes (comme chez ses homonymes) dans l'univers des comics, mais surtout dans celui de la fiction débridée.
Qu'on ne se méprenne pas, n'est pas une simple affaire de BD ni un roman pour spécialistes, même si l'histoire tourne autour d'un exemplaire n°1 de Superman, objet d'un échange "innocent" entre 2 gamins de douze ans, à la sortie d'une école de Cornouailles. On est loin ici des référentielles Aventures de Klay & Kavalier de Michael Chabon (on parlera bientôt de son perroquet).
L'atmosphère s'apparente plus, avant sa chute, au beau roman de Nick Hornby intitulé . Le héros de Swap s'appelle Harvey. Il a la trentaine, un magasin de bande dessinées à Londres, un gros bidon de buveur de bières et un profil de looser pas très beautiful.
- 352 pages
Editions Liana Levy