
La 26 ème édition du Salon du livre est consacrée à la francophonie dans toute sa splendeur. Quarante écrivains venus des quatre coins du monde (du Grec Vassilis Alexakis au Sénégalais Ken Bugul en passant par la Hongroise Agota Kristof).Outre les nombreuses rencontres et tables rondes proposées, un débat fera le point samedi à 10 h (Où et pourquoi écrit-on en français?). Mardi 21 à 14 h 30, les écrivains Brina Svit et Seyhmus Dagtekin expliqueront comment ils habitent la langue française. Côté conversation littéraire, vendredi sera consacré au religieux avec notamment cette épineuse question : le 21e siècle sera-t-il intégriste ? Le débat sera animé par Matthieu Baumier, auteur d'un antitraité d'athéologie. Dans un autre genre et à ne pas manquer non plus : la contre-culture est-elle un mythe? Joseph Heath et Andrew Potter (15 h 40) reviendront sur leur passionnant essai la révolte consommée. Ceux qui ne peuvent s'y rendre se consoleront (largement) avec l'interview des auteurs que nous publierons en fin de semaine prochaine.Samedi, jour de débauche, avec une théma "sexe et littérature". Outre un hommage rendu par René De Ceccatty à Pasolini (11 h), Jean-Bernard Pouy et Gérard De Villiers se pencheront très sérieusement sur la possibilité d'envisager une sociologie du sexe à travers la littérature. Dimanche, la journée est consacrée à l'autobiographie avec un hommage à Marguerite Duras par Laure Adler et Jacques-Pierre Amette et une polémique autour de Houellebecq, animée par Eric Naulleau, auteur de Au secours! Houellebecq revient. On sera aussi au Salon pour faire le point sur les avancées technologiques : quels enjeux et quels projets pour les bibliothèques numériques? (débat vendredi 17 de 10 h à 12 h). L'occasion aussi de découvrir le flip-book, dernier né des tentatives de numérisation des ouvrages et Livropolis.com, site de lecture en ligne nous promet également une révolution culturelle. Toujours sereine face à l'hystérie communicationnelle, la rédaction livres vous proposera mercredi un état des lieux de l'ère numérique.
Par Daniel De AlmeidaFollow @dandealmeida