
Le cinéma rivalise depuis quelques années d'effets spéciaux pour engloutir le monde et la terre sous des catastrophes naturelles, écologiques ou extraterrestres. La sortie de 2012, le nouveau film de Roland Emmerich devrait marquer une nouvelle étape dans la surenchère apocalyptique, ce qui ne doit pas nous faire oublier que c'est bien la littérature (et pas le cinéma) qui a donné naissance - faute de cinéma, me direz-vous - au genre catastrophique et aux fins du monde les plus spectaculaires et les plus marquantes. Qu'il s'agisse de la science-fiction, de la littérature religieuse ou sacrée ou de la littérature générale, les écrivains ont toujours été tentés par des aventures qui plaçaient la dramaturgie au niveau de l'espèce entière.
Le genre n'en reste pas moins un travail difficile et qui nécessite un savoir-faire très particulier. La littérature est en effet souvent plus à l'aise lorsqu'il s'agit de traiter d'individus isolés que de la planète entière. On peut décrire la mort d'une personne mais on risque de perdre en impact quand on se met à causer géopolotique ou disparitions macroéconomiques.
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