Poèmes pour l'identité nationale : la contribution de Joseph Myosotis d'Arbaud

16/11/2009 - 15h49
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Poèmes pour l'identité nationale : la contribution de Joseph Myosotis d'Arbaud

Je n'y peux rien mais l'idée m'est venue ce matin. Si je veux être utile à mon pays, il me faut participer absolument au grand débat sur l'identité nationale qu'organise le noble et byzantin Eric Besson. Mais qu'ai-je à dire sur le sujet ? J'ai regardé l'Equipe de France ce samedi soir, j'ai fait mon service militaire, j'ai la peau blanche mais peut passer pour un bougnoule après 2 jours sans rasoir, je parle un français impeccable et je l'écris bien. J'ai écouté le nouvel album de Diam's et ai trouvé ça un peu fort et plutôt mal rimé. Est-ce que pour autant j'ai des idées sur l'identité nationale ? Pas sûr. Ce qu'il faudrait pour défendre la patrie, ce sont bien des poèmes. Il faut l'avouer, la poésie n'a jamais servi qu'à ça. C'est pour cette raison qu'elle a été inventée et pour cette raison qu'elle a été si longtemps plébiscitée. Rien de tel qu'un bon poème pour exalter l'amour de la patrie et de nos terres agricoles. Mais que dire ?

 

 

Je peux faire un poème d'amour, un poème de sexe mais PAS un POEME NATIONAL. Il faut trouver un bon angle et s'y tenir, des images originales et surtout du fond qui ne sonne pas trop con. Je ne voudrais pas qu'on m'associe sur le site du grand débat à un Sous Grand Corps Malade, voire à un petit corps sain(t) qui met des petits corsets aux idées étriquées, qui tricote et fricote avec les salauds. Allons voir ce qui s'est fait jusqu'ici. Je pense Barrès, Maurras, quand on savait encore composer des sonnets et puis balancer de grandes idées qui tuent en vers.

 

Parce que le Seine Saint Denis style et puis les Ndiaye Racaille qui mettent la France sur la paille, vaille que vaille, je m'en tamponne le corail (?), et mitraille la marmaille de contrebande. Ouais, c'est pas fameux. France en trance, je danse et balance ma panse, tu es ma chance depuis ma tendre enfance, tu me berces d'aisance (comme une fosse ?), France, ma France, en toi, ma lance s'engouffre et oups, trop tôt, venu quand j'y pense. Yo ! Ca ne va pas du tout. Pas le rythme. Pas le temps. Pas d'idées. Encore mieux se balancer un remix de Touchard.

 

Quand ouf ! Il n'y a jamais eu de poésie NATIONALE mais quasi exclusivement des poésies régionalistes. Oui, il faut être régionaliste pour faire des odes à la France, le félibrige, les basques, les bretons, provence, poètes picards. Ce sont les vrais poètes nationaux. Joseph d'Arbaud, poème de Camargue. Les chevaux, le delta, le Rhône. Voilà la France comme on les aime : des gitans, des étalons et de la verdure qui se jette dans la mer. Tour de passe-passe. Remplace Arles par une tare, remplace Provence par France et ma contribution est chaude : Eric Besson, mon traître adoré, ma contribution qui va te faire triper (à ta mode de cancre). Ma FRANCE remix par Joseph Myosotis et zou :

 

 

 

"Si un mélange abominable /et le désordre universel / n'emportaient pas notre Race / avec les races d'ailleurs ; / si la barbarie qui, à la porte / heurte, voilà plus de sept cents ans, / passait enfin au large / et respectait nos enfants,

 

À la fête de notre foi, / nous te conduirions, fer à taureaux, (JE N'AI PAS REUSSI A REMPLACER TAUREAUX !) / toi que maniaient nos ancêtres / de la Provence au pays ch'ti ; / toi qui, partout, aux jours de fêtes / fais retourner toutes les têtes / et palpiter les rubans / signal de la bagarre / et des battements de mains.

 

TRIDENT, ARME DE FRANCE / ARME DES CHEFS ET DES MARINS, / JE TE HAUSSE AU NOM DES CROYANCES, / SUR TA HAMPE DE CHÂTAIGNIER / Plus fier dans ma selle gauloise / qu'un jouteur sur le palier de la barque, / que souffle sur les salicornes / libyen, vent du large ou des monts, / je t'abreuverai du sang des pourceaux. " ("Pourceaux" est-il bien approprié pour désigner les étrangers qui envahissent not'bo pays ?)

 

 

 

L'original, dans ce très bel article critique dépasse évidemment ma pâle copie mais il faut contribuer et initier ici le GRAND CONCOURS DE POESIE NATIONALE pour goinfrer celui qui se tiendra désormais dans la 3ème fosse du 8ème cercle des enfers selon le maître Dante, l'ami Besson le Simoniaque, léché par les flammes, pendu par les pieds et n'ayant les jambes à l'air qu'au genou. A moins qu'au monstrueux monstre, n'aille mieux le 9ème cercle des traîtres (c'est ce qu'on dit de lui, non ?), pleurer des larmes de cristal qui forment sur ses yeux globuleux une congère magistrale. Oh non. La poésie nationale vivra et nous non.

 

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