
L'animal sera au coeur de l'année 2011 ou ne sera pas. Après notre décrochage de début d'année par les singes, voici qu'on tombe sur une nouvelle information à caractère littéraire et animalier. Dans un communiqué fort intéressant et qu'on avait (mea culpa) malheureusement négligé à réception début décembre, la Société Centrale Canine ("The French Kennel Club" pour les anglophones), qui est une fédération agréée par le Ministère de l'Agriculture et reconnue d'utilité publique chargée de promouvoir les races de chiens (ouais), nous informe que le journaliste Stéphane Bern, réputé pour son amour des chiens, rejoint en qualité d'invité spécial (et de porte-drapeau) le jury de son fameux Prix Littéraire de la Société Centrale Canine. Kézako ?
Le PLSCC, donc, en est à sa 4ème année d'existence (on avait raté ça) et récompense chaque année la meilleure oeuvre francophone mettant en exergue les relations entre l'homme et le chien. Il fallait y penser. Le prix distingue par l'attribution d'un chèque de 1000 euros un roman ou une oeuvre littéraire sur les chiens qui serait parue entre le 1er novembre 2009 et le 31 décembre 2010. La remise du prix sera faite cette année à Aubervilliers, dans une médiathèque flambant neuve inaugurée pour l'occasion. A noter que l'oeuvre sera évaluée également sur sa capacité à apporter des éléments de connaissance et de compréhension permettant de mieux appréhender la relation entre les hommes et les chiens. Cela vaut pour les essais, nouvelles, romans ou documents. J'imagine que les BDs avec des chiens sont aussi acceptées. A y réfléchir et si on n'a pas suffisamment approfondi le sujet pour faire figure d'autorité en la matière, on a pu remarquer au moins 2 belles séquences canines cette année dans le roman français : chez Dantec dans son excellent où une meute d'ex-chiens nazis ressuscitée fait une impression poétique extraordinaire et dans un registre plus central et anecdotique, mais peut-être plus dans le ton du prix, le remarqué de Henri Cueco.
Pour le reste, on s'en remet à la truffe du jury pour repérer le meilleur livre de chien de l'année. Ce n'est pas là affaire facile, ni à prendre à la légère, même si, comme on peut l'imaginer, il vaut sans doute mieux siéger à la Société Canine qu'à la société des cafards associés ou des phasmes de rivières. L'année dernière, ce qui prouve le sérieux de ce prix, la récompense était allée comme pour un vrai grand prix à Gallimard pour Dernière Caresse, un récit de Catherine Guillebaud.
Pour en savoir plus, on me renvoie vers Chien On Line et sur le site de la société. A bon entendeur, chalut. Ouaf, Ouaf.
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