
Les hommes mentent deux fois plus que les femmes sur leurs lectures pour impressionner celles-ci. What a surprise...
L'organisation National Year of reading, chargée de promouvoir la lecture au Royaume-uni, a réalisé une enquête sur 1 543 personnes révèlant le top 10 des livres à mentionner pour séduire le sexe opposé. Si l'habit ne fait pas le moine, hommes et femmes continuent à se juger mutuellement sur la couverture de leur livre de chevet...
Pour la séduire : lire sensible
En tête arrive l'autobiographie de Nelson Mandela, Long Walk to Freedom. Le héros de la résistance contre l'Apartheid et symbole de la paix impressionne les femmes. Aussi, messieurs, lisez ce livre pour récupérer à votre profit un petit bout d'aura du grand homme, plutôt que la bio de Richard Virenque ou de Patrick Sébastien.
Médaille d'argent: William Shakespeare. Pour nos amis britanniques, l'auteur incontournable. Placer, l'air de rien, qu'on a lu ou Songe d'une nuit d'été dénote une sensibilité appréciable à la poésie et à l'histoire. Le préferer à Sacha Guitry, dramaturge misogyne par excellence.
En troisième position : les livres de cuisine. Et oui, la parité grignote du terrain et vous devez montrer à madame que vous êtes bon à marier. Effet séduction largement supérieur à celui de livres de mécanique ou de geeks genre Il était une fois Linux de Linus Torvalds.
Viennent ensuite la poésie (pas Les brèves de comptoir), les paroles de chanson (Jeff Buckley pas Richard Gotainer), les sites d'info, les SMS (pitié, pas en langage texto), les mails (saus fautes et sans liens débiles vers Youtube), le Financial Times et Facebook.
Pour le charmer : paraître informée
Eh oui mesdames, merci le féminisme, le mâle moderne n'est plus intéressé par les ravissantes idiotes. Et pour débattre avec lui de l'éfficacité du énième plan de relance ou de la situation au Proche Orient, il faut être connectée. En tête, donc : les sites d'info générales (et pas de mode ou people).
En deuz : l'ami William (william shakespeare), décidemment inévitable. Idem que ci-dessus : patrimoine, poésie : le b.a-ba de la littérature anglaise.
On retrouve ensuite les paroles de chanson (pas de Lorie), les livres de cuisine (féministe d'accord, mais monsieur entend être nourri correctement), la poésie, Nelson Mandela, l'auteure féminine par excellence Jane Austen , Facebook et Myspace, des textes religieux (mais peut-être pas Soeur Emmanuelle) et le Financial Times (il voudra parler de la crise, on vous dit).
Source: The Guardian