
De sa rencontre en 2007 avec Edouard Limonov - poète, dissident, fondateur du parti National-Bolchevick volontiers qualifié de rouge-brun par ses détracteurs - Emmanuel Carrère a d'abord tiré un article, « Le dernier des possédés », publié en 2008 dans la revue XXI. Un écrivain si doué que Carrère pour raconter d'autres vies que la sienne aurait eu bien tort de s'arrêter là. En cette rentrée littéraire, il publie donc Limonov, roman consacré au parcours de ce personnage spectaculaire et pourtant peu connu en France. Inutile de chercher bien loin pour comprendre pourquoi la vie du sulfureux Limonov, auteur de plusieurs dizaines d'ouvrages et pourtant peu connu du lectorat français, est matière d'or pour un roman : « Il a été voyou en Ukraine ; idole de l'underground soviétique sous Brejnev ; clochard, puis valet de chambre d'un milliardaire à Manhattan ; écrivain branché à Paris ; soldat perdu dans les guerres des Balkans ; et maintenant, dans l'immense bordel de l'après-communisme en Russie, vieux chef charismatique d'un parti de jeunes desperados. » Tout est vrai. Lire la chronique de Limonov
Par Céline NgiFollow @Fluctuat_livres