
François Nourissier a consacré 60 ans de son existence aux lettres françaises. Il en a 80 lorsqu'il meurt, hier mardi 15 février, des suites de la maladie de Parkinson qui l'a frappé il y a plusieurs années.
Secrétaire général des éditions Denoël dans les années 50, il avait rejoint en 1958 les éditions Grasset en tant que conseiller, tout en menant, parallèlement à son travail d'éditeur, une carrière de critique et d'écrivain. Auteur de près de 25 ouvrages, il a notamment publié (Prix de l'Académie française en 1965) et La Crève (Prix Femina en 1970).C'est en 1977 qu'il est élu à l'Académie Goncourt, dont il deviendra le secrétaire général, puis le président, de 1996 à 2002. En 2008, il choisit de quitter le jury pour des raisons de santé. "Je m'en vais en douceur", confiait-il alors dans un entretien avec le Figaro, avant d'expliquer : "Les discussions au sein de l'Académie demandent une force que je n'ai plus". Nourissier, qui aura passé sa vie à défendre les écrivains dans lesquels il croyait (et notamment Houellebecq, dernier lauréat du prestigieux prix), a ainsi fini par tirer définitivement, hier, sa révérence à un monde des livres qui lui doit beaucoup.
Photo © IBO/SIPA
Par Céline NgiFollow @Fluctuat_livres