
"Dans le salon du Savoy, nous prenons le thé en attendant Marc Levy. Le ton est amical, et la pointe d'impatience qu'on y sent, discrète allusion à mon snobisme, est dans l'ordre des choses. "Moi, je regrette, un type qui vend à des millions d'exemplaires ça m'intéresse. Si je lis pas Marc Levy, si je regarde pas le Tour de France, je fais un autre métier. Fais gaffe, il arrive.” Conversation entre deux écrivains≈:
Nicolas Sarkozy. -; Mon objectif était d'être à Palavas-les-Flots entre les bouées et la presse.
Marc Levy. -; Là où j'étais aussi.
Nicolas Sarkozy. -; Je sais. Toujours devant moi dans les ventes. Ma fille m'a chargé de vous dire qu'elle vous aime. C'est une fan absolue. Et du coup je me suis dit je vais me le faire. Mais vous avez toujours été devant.
Marc Levy. -; Vous auriez intérêt à être en poche. Votre livre était un livre formidable vous auriez intérêt à vous ouvrir à un nouveau public, jeune.
Nicolas Sarkozy. -; Si vous faisiez un autographe pour Jeanne, elle serait tellement... tu as pas une feuille Yasmina, quitte à être plouc, autant l'être jusqu'au bout !"
Bon bon. Voilà qui ne manque pas d'une certaine cocasserie mais on espère tout de même que Yasmina Reza retrouve sa verve de dramaturge hors pair de manière un peu plus convaincante dans L'aube le soir ou la nuit, livre dans lequel elle raconte la campagne présidentielle de l'über-president pour lequel elle ne cache pas une certaine fascination.
Lire un autre extrait sur le blog politique
Merci le Nouvel Obs ( qui publie d'autres extraits et un entretien avec Reza).
Par Daniel De Almeida Follow @dandealmeida