
Autant le dire tout net, ce roman m'est un peu passé par dessus (ou dessous) la tête, au point qu'ayant laissé passer une bonne semaine entre sa lecture et la rédaction de cette notule (qui n'en est pas vraiment une du coup), j'ai dû rechercher sur Internet de quoi diable ça pouvait parler.
Il faut, lorsqu'on rend compte d'un livre, faire preuve d'un minimum de précision, ce dont je n'étais plus capable. De , je me souvenais du style léger, désinvolte et moderne qui permet une lecture facile, et installe une connivence de bon aloi entre le lecteur et son auteur. Julien Bouissoux a l'air d'être un type aussi sympa que son alter ego, du genre qu'on aimerait avoir pour ami. Son personnage est jeune, hésitant sur la manière de mener sa vie. Ses remarques sur la vie sont souvent amusantes et pertinentes : elle n'est pas facile, pas vrai ?, mais laissent souvent une impression de déjà-entendu. Tristan Poque (voilà ce dont je me souvenais) était un écrivain non pas vraiment à la dérive, mais disons "en recherche de dynamique". Auteur d'un premier roman ambitieux, il s'était réfugié assez vite faute de succès dans l'écriture de romans policiers sous des pseudonymes qui lui apportaient, à défaut de la reconnaissance, des ventes significatives et l'argent qui va avec.
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