
" C'est comme ça qu'ils jouaient, Dylan faisait tomber le cerceau en plastique un millier de fois. Marilla chantait pour l'encourager, Oh baby, give me one more chance, I want your back. Elle frappait l'air de ses poings. Et Dylan de se demander, coupable, pourquoi ce n'était pas plutôt les deux blanches sur leur patins qu'il l'avaient réclamé. La conscience de ce voeu hérétique fut sa seconde blessure. Ce n'était pas comme le chaton mort : cette fois-ci personne ne se demanderait s'il avait d'abord compris pour oublier après. Il n'y avait que lui."Ca va commencer à être gênant de toujours encenser les éditions de l'Olivier, mais outre le script de Rick Moody, le dernier Jonathan Safran Foer et le Bambi Frankenstein de Jean Hubert Gailliot, la maison d'Olivier Cohen publie également Forteresse de solitude de Jonathan Lethem. L'américain signe avec ce troisième ouvrage traduit (après Alice est montée sur la table et les orphelins de Brooklyn) une autobiographie spirituelle qui retrace trente ans de la vie de deux enfants Mingus et Dylan à Brooklyn. Dans les Inrockuptibles, Raphaëlle Leyris - chroniqueuse généralement très pertinente - estime que la langue de Lethem est d'une aisance "don-delilloesque". Il y est question de l'enfance, de crack, des Jackson Five et d'Orchestral manoeuvre in the dark. Trois bonnes raisons - parmi d'autres - d'y revenir bientôt.Forteresse de solitudeJonathan LethemEditions de l'Olivier
Par Daniel De Almeida Follow @dandealmeida
1 parodie Si Wes Anderson avait réalisé Battleship
2 justice Al Qaïtarte : un procès dadaïste
3 art Van Gogh, Dali et Picasso disséqués
4 Supercut Fast & Furious résumé à ses changements de vitesse