
Rentrée littéraire 2008 nous voici et pas mécontents de démarrer en douceur avec cette virée inquiétante dans une Ecosse embrumée. Le roman de John Burnside fait partie de ces romans de "petits maîtres" qui font souvent mieux ou aussi bien que ceux des pointures et autres génies supposés de la littérature.
Ces empreintes du diable démarrent ainsi atrocement bien, nous plongeant dans une ambiance un peu trop mystérieuse pour ce que la suite du roman a à dire mais dans laquelle on se complaît dès les premières pages. A Coldhaven, une bourgade de l'Est de l'Ecosse, nous rapporte l'auteur, on raconte que des empreintes de pas... "fourchues" ont été signalées un matin d'hiver, dans la poudreuse. De celle-ci, on ne saura pas grand chose de plus si ce n'est que les habitants, de génération en génération, ont supposé que le Malin avait traîné ses guêtres dans le coin et peut-être y était encore.
Bien plus tard, de nos jours, une tranquille mère de famille, sur la corde raide psychologique, prend la légende à la lettre et croît voir en son mari l'hôte du démon. Elle se suicide avec son automobile et zigouille deux de ses trois enfants, laissant son mari (un gros beauf, mais pas plus animé que ça) avec leur premier enfant, une jeune fille de quatorze-quinze ans, belle comme le jour et en pleine floraison.
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Les Empreintes du diable (the Devil's Footprints)
224 pages - 18 euros - Métailié - sortie le 18 janvier 2008A noter que l'auteur sera à la librairie Le Merle moqueur (51 rue de Bagnolet à Paris 20) le jeudi 24 janvier à 20 heures.