
Ca pourrait être un titre d'Anna Gavalda mais ça ne concerne que le changement de philosophie de la romancière. Gavalda publiera son nouveau roman, , en mars. Le livre qu'on attend avec une impatience toute relative, narre l'histoire d'un architecte qui décide de changer totalement de vie après la mort d'une femme qu'il a connue enfant. Comme toujours chez Gavalda, il sera probablement question des bonheurs simples et de la nécessité de se réapproprier sa vie. Gavalda a décidé d'appliquer ces préceptes à sa propre vie et d'en finir avec une activité qui la saoûle et dont elle peut désormais se passer : le marathon promotionnel.
"Avant j'étais jeune et docile, je ne savais pas dire non et voulais faire plaisir à tout le monde, écrit Anna Gavalda. J'acceptais les demandes des photographes et répondais aux interviews alors même que je détestais cela, prendre la pose. Aujourd'hui, je suis vieille et revêche et voudrais n'en faire qu'à ma petite tête (de linotte?), c'est-à-dire continuer d'écrire, mais le plus discrètement possible. Ai-je tort, ai-je raison, je l'ignore, seulement je viens de passer deux ans (trois en comptant les rêveries préliminaires) dans la peau d'un homme qui, pour se réconcilier avec lui-même, décide de prendre le risque de (se) décevoir et me dis qu'il serait bon d'en prendre de la graine. Et puis j'ai toujours pensé que mes personnages avaient des vies plus intéressantes que la mienne... Les malveillants diront « Elle se la pète », les bienveillants penseront « Elle a de la chance... ». La chance, ou la faiblesse, de croire que ses personnages justement, sauront bien se défendre tout seuls... Vieille, revêche et écervelée. Voilà pour le cru 2008. Mais attentive cependant. Assez attentive pour répondre à toutes les interrogations que pourrait éveiller chez vous la lecture de ce nouveau roman. Sachez donc que je me tiendrai de l'autre côté de l'écran et répliquerai de mon mieux pour me faire pardonner mon "manque de visibilité"
Bon ok c'est peut-être juste un coup promotionnel mais ça nous la rend tout de même éminemment sympathique.
Par Daniel De Almeida Follow @dandealmeida