
" Certains pourraient avancer qu'un homme celte à la peau rose, aux cheveux blonds (clairsemés) et aux yeux bleus (larmoyants) devrait avoir le droit de voyager où il veut de par le monde sans avoir besoin d'une autorisation fédérale répondant à un code couleur, et encore moins la permission d'autochtones égarés qu'il rencontre dans des bars. Comment est-ce que des Aryens peuvent être des étrangers, voilà ce qu'ils avanceraient. C'est contradictoire. Le physique et la langue de ce type sont son passeport et son visa. A quoi il faut ajouter que je suis un ex-agent de la Sécurité, un vrai Amayrikin, quoi! Bon, un agent de la Sécurité raté. C'était pas vraiment un échec, simplement, j'ai pas fait carrière dans le métier."Les tribulations d'un Amayrikin en Amérique. Un immigré écossais en fait, qui au moment de rendre visiste à sa mère restée au pays se met à faire le bilan de ses années d'exil - les p'tits boulots et les histoires sentimentales qui foirent. James Kelman parle d'un homme ordinaire au sein d'un pays peu accueillant pour l'étranger. Comme tous les pays finalement. Le livre ressemble à une conversation dans un pub avec un(e)inconnu(e) : fausse profondeur, excès de bière et de lucidité.Faut être prudent au pays de la liberté. James Kelman. Editions Métailié. Le 24 août.
Par Daniel De AlmeidaFollow @dandealmeida