Harry Potter : l'histoire de J.K. Rowling Classe d'histoire de la magie

02/10/2007 - 18h37
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Harry Potter : l'histoire de J.K. Rowling

Les parents de JK Rowling sont tous deux londoniens. Ils se sont rencontrés lors d'un trajet en train entre King's Cross et Arbroath, en Écosse, à l'âge de dix-huit ans ; son père rejoint alors les rangs de la Royal Navy, sa mère ceux du WRNS, l'équivalent féminin. Sa mère ayant froid, son père lui propose de partager son manteau. Ils se marient un peu plus d'un an après, à dix-neuf ans. Son père quitte la marine et part s'installer avec sa nouvelle femme dans les faubourgs de Bristol, dans l'ouest de l'Angleterre. Sa mère n'a que vingt ans à sa naissance. Sa soeur Di agrandit la famille un an et onze mois après. alors que J.K. n'a que quatre ans, la famille Rowling s'installent à Winterbourne, toujours dans les faubourgs de Bristol. Il y a de nombreux enfants de son âge dans sa nouvelle rue mais il y a surtout un frère et une soeur qui répondent au nom de Potter. JK a toujours adoré ce nom, contrairement au sien : « Rowling » qui donne lieu à des jeux de mots affligeants tels que « Rowling stone », « Rowling pin » (rouleau à pâtisserie). Elle rencontre son meilleur ami Sean Harry dans son lycée, le lycée de Wyedean, qu'elle a rejoint depuis ses onze ans. C'est à lui qu'est dédié « La chambre des secrets ». C'est aussi à lui qu'a appartenu la fameuse Ford Anglia. Leurs virées nocturnes avec cette vieille voituree font partie des meilleurs souvenirs de l'écrivain ado. Sean est le premier à connaître ses ambitions : devenir écrivain. C'est aussi le seul à penser qu'elle aurait du succès. Mais son adolescence comporte aussi de grands moments de solitude surtout quand elle apprend la maladie de sa mère, la sclérose en plaque. Son état ne fera que se dégrader.En 1983, après avoir terminé ses études secondaires, elle part étudier à l'université d'Exeter, sur la côte sud de l'Angleterre. Succombant à la pression parentale, elle y étudie le français. Seul point positif : elle part étudier un an à Paris.

Après l'université, JK travaille à Londres. Son poste le plus long sera celui qu'elle occupera auprès d'Amnesty International. Cependant, en 1990, avec son petit ami de l'époque, elle part s'installer à Manchester. C'est à la suite d'un week-end de recherche d'appartement, alors qu'elle rentre seule à Londres dans un train bondé, que l'idée d'Harry Potter lui vient. Elle écrit presque sans interruption depuis l'âge de six ans, mais jamais une idée n'a engendré chez elle une telle excitation. Celle-ci est apparue d'un coup, celle d'un garçon que ignore qu'il est un sorcier et ne connaît rien au monde de la magie et encore moins à l'école de sorcellerie.Elle n'a alors pas de stylo et, trop timide, elle n'ose en emprunter un à l'un des autres voyageurs. Elle reste donc assise à réfléchir pendant plus de quatre heures, le train avait du retard (comme quoi parfois les trains qui ont du retard rendent service. Cela reste rare). Tous les détails s'accumulent pour donner vie à ce petit garçon maigre à lunettes et aux cheveux noirs. Elle débute la rédaction de « L'école des sorciers » le soir même, bien que les premières pages n'aient rien à voir avec le livre publié. Elle s'installe à Manchester, emportant avec elle le manuscrit qui ne cesse de grossir et de partir dans toutes les directions. Un certain nombre d'idées dépassant le cadre de la première année de Harry à Poudlard y sont présentes. Puis, le 30 décembre 1990, un événement qui change à jamais son univers et celui de Harry survient : le décès de sa mère.Neuf mois plus tard, alors que JK ressent le besoin de s'éloigner, elle se rend au Portugal où elle occupe le poste de professeur d'anglais dans un institut linguistique. Elle enseigne l'après-midi et en soirée, se consacrant le reste du temps à son roman, qui a énormément évolué depuis la mort de sa mère. Les sentiments de Harry envers ses parents disparus semblent nettement plus profonds et tangibles. JK repart du Portugal avec beaucoup mieux qu'un ouvrage achevé : sa fille. A la fin de l'année 1994, elle arrive avec Jessica à Edimbourg, où vit sa soeur Di, juste à temps pour fêter Noël.Elle envisage de reprendre l'enseignement et se doute que si elle ne finit pas rapidement ce livre, elle risque de ne jamais le faire. Elle travaille alors avec frénésie, détermination. Lorsque Jessica s'endort dans sa poussette, elle se précipite dans le café le plus proche pour y écrire comme une folle. Il lui arrive parfois de haïr ce livre, même si en vérité elle l'adore. Cela lui prend cinq ans pour finir de rédiger le premier volume. Qui aurait pu croire qu'un si "petit" livre mettrai aussi longtemps à être écrit ? En fait, Rowling a fait le plan de 6 futurs volumes, plaçant des indices partout, conservant une ligne de conduite et un fil narratif indestructible. Un véritable travaille de fourmi.

JK Rowling a toujours souhaité concevoir cette série en sept volumes, parce qu'elle avait décidé que cela prendrait sept ans pour former un sorcier. Chaque livre correspondrait à une année de Harry à Poudlard. Elle a suivi une sorte de fil rouge, tout en décidant au fur et à mesure de certains évènements. Cela lui paraissait ainsi plus amusant.Elle écrit tous les jours, parfois jusqu'à dix ou onze heures. D'autres jours, cela ne dure que trois heures. En fait, cela dépend de son inspiration, de la vitesse à laquelle les idées arrivent. Elle imagine les scènes, essaie de décrire ce qu'elle voit, parfois elle dessine. Quelquefois, l'idée vient comme ça. D'autres fois, il lui faut réfléchir, suer sang et eau. Elle a souffert une seule fois du syndrome de la page blanche, au cours de la réalisation de la Chambre des secrets. A la suite du succès du premier livre, elle s'est sentie démunie. La crainte de ne pas être à la hauteur l'a paralysée. Mais, elle a su évidemment la vaincre. Pour elle, le processus de l'écriture demeure mystérieux. Toutefois, elle espère bien ne jamais comprendre comment cela fonctionne vraiment. Conserver le mystère, voilà ce qui lui plaît.On pourrait s'imaginer que JK Rowling apprécie beaucoup les ouvrages de fantasy. En fait, elle affirme ne lire aucun récit de ce genre. Il semblerait pourtant qu'elle relise assez régulièrement {Le Seigneur des Anneaux}. Le thème récurrent dans les sept ouvrages est le combat entre le bien et le mal, ce qui suppose des pertes. Souvent les enfants lui ont demandé de ne pas tuer Ron. Ils le croient plus vulnérable, sans doute parce qu'il est le meilleur ami du héros.Pour les lecteurs qui ont débuté l'aventure avec le second volume des aventures de Harry, JK Rowling s'est arrangée pour introduire des informations sur Harry et sa première année à Poudlard. En ce qui concerne l'adaptation pour les Etats-Unis, peu de changements ont été apportés au manuscrit. Arthur Levine, l'éditeur américain, ainsi que JK Rowling, ont décidé que certains mots ne devaient être modifiés qu'en cas de véritables problèmes de compréhension. L'écrivain a été critiqué par ses collègues britanniques sur le fait d'autoriser des changements. La modification du titre est à l'origine une idée d'Arthur, car il pensait que le titre britannique donnerait une mauvaise idée du contenu. Après plusieurs discussions, ils se sont accordés sur le choix de"Sorcerer's Stone", une idée de Rowling. Le Prisonnier d'Azkaban est sans aucun doute le volume qui a été le plus drôle à écrire. Pourtant cela ne signifie pas qu'il soit son livre favori. Son passage préféré serait le chapitre 12 de L'Ecole des Sorciers (Le Miroir du Riséd). Elle est également assez fière de la fin de La Coupe de Feu. Maugrey Fol Œil est l'un de ses chouchous. Son évolution est une grande surprise.L'énorme popularité de Harry Potter n'a pas changé la direction générale donnée à l'intrigue. Certains ont cru que Rita Skeeter avait été inventée dans ce but. En fait, Rowling l'avait planifiée.Enfin, JK Rowling avoue adorer être écrivain. Elle sait qu'elle a vraiment eu beaucoup de chance, et surtout l'ambition de sa vie s'est révélée beaucoup plus porteuse de plaisir qu'elle ne l'aurait imaginé.

"Deux fois je suis allée sur Internet. Mes amis me disaient ce qui s'y passait et je n'étais jamais allée regarder. La première fois que j'y suis allée, j'ai pensé que je n'y reviendrais jamais car c'était trop effrayant, certaines des choses qui s'y trouvaient étaient très étranges.La deuxième fois que j'y suis allée, je cherchais quelque chose de spécifique, quelqu'un avait créé un site non officiel où vous pouviez être répartis - ils avaient le choixpeau et vous pouviez être répartis dans une maison, et je suis tombée sur Poufsouffle. Je n'étais pas vraiment ravie – je suis censée être à Gryffondor, évidemment, s'il y a bien quelqu'un qui doit être à Gryffondor, c'est moi."{Interview de J.K. Rowling par Lizo Mzimba de Newsround, juillet 2000}

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