
Frédéric Beigbeder n'aime pas (ou plus) les relations virtuelles : l'écrivain a annoncé vouloir fermer sa page Facebook, en prenant soin d'expliquer cette décision dans sa chronique pour le magazine Voici, qu'il a rejoint le mois dernier après quatre ans d'absence.
En fin (?) sociologue, Beigbeder analyse les dérives du virtuel, qui est « l'empire des fakes et des frustrés, ou simplement des losers tristes et seuls, timides et respectables auxquels on offre un mensonge, en échange d'une surveillance orwellienne de leurs habitudes de consommation. » Le réseau Facebook « drogue au narcissisme » ses jeunes utilisateurs, qui, on le sait, aiment y afficher maints détails de leur vie privée, au point que l'auteur de considère qu'à côté de ceux-ci, les photos de Voici sont « pudiques »...
Beigbeder, qui se demande également si nous avons « vraiment besoin de retrouver les gens que nous avons volontairement perdus de vue » (sa réponse est évidemment non), conclut sa diatribe sur une comparaison assez radicale : « Il y a la même différence entre le réel et le virtuel qu'entre la vie et la mort. Or moi je viens de prendre une grave décision : vivre. » Mais tant d'autres utilisateurs, tous condamnés.
Source : Buzz littéraire
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Par Céline Ngi Follow @Fluctuat_livres