
Le festival Etonnants Voyageurs est de l'avis de beaucoup d'auteurs et de visiteurs l'un des plus sympathiques grands raoûts, où se pose la caravane littéraire française et internationale. Consacré cette année à la Littérature-Monde, titre d'un récent manifeste signé par une petite cinquantaine d'écrivains et qui encourage la littérature française ou de langue française à se penser comme une... littérature-monde ou internationale (je caricature comme souvent mais on en reparlera), l'Etonnants Voyageurs 2007 s'est déroulé samedi sous un soleil réjouissant, dimanche sous une pluie battante et s'achève ce lundi, alors que certains (dont moi) ont déjà repris le boulot.
Invité pour soutenir mes Foudres de Guerre et pour ne pas recevoir (malgré une place dans le quinté des finalistes) le prix du Roman décerné finalement à Carole Martinez pour Coeur Cousu (chez Gallimard qui m'a tout l'air de sponsoriser cette affaire - pas lu) et ses 10 000 euros de récompense, j'ai baillé aux corneilles toute la journée du samedi avant de participer à quelques débats intéressants le dimanche. L'occasion était belle surtout de croiser et d'arrêter pour quelques questions deux fantasmes de lecteur : les anglais Michael Moorcock et Martin Amis, légendes vivantes dans leur domaine et héros personnel, en ce qui me concerne, pour le fils de Kingsley amis. Du premier, je reparlerai plus tard puisqu'il a répondu à quelques unes de mes questions.
En savoir plus : Lire le récit de la rencontre Berton/Amis sur le mag.
Par Benjamin Berton