
Poète, scénariste génial pour David Lynch (, Lost Highway), et narrateur de l'Amérique des parias depuis plus de trente ans, l'écrivain Barry Gifford nous délivre quelques uns de ses secrets, à l'occasion de la sortie de son recueil de nouvelles (éditions 13e note) : ses passions pour Kerouac et le film noir, son attrait pour le clair-obscur et le dialogue à tiroirs, sa mystérieuse boîte à idées... Entretien.
Fluctuat : Un journaliste américain (Patrick Beach) a dit de votre littérature, que c'était "comme si John Updike avait eu un jumeau diabolique qui aurait grandit du mauvais côté de la route et écrit bizarrement"... Qu'en pensez vous ?Barry Gifford : En réalité, John Updike a lui-même été élevé du "mauvais côté de la route" ("wrong side of the tracks"). Sa mère était enseignante et il a grandi assez pauvrement dans une ferme de Pennsylvanie. Certains de mes personnages peuvent être mauvais mais je ne pense pas que je le suis moi-même, et il y a l'humour dans mes romans, bien sûr. Je ne peux pas être responsable de ce que les gens disent de moi : les livres disent ce qu'il y a à dire.
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Photo : Portrait réalisé en septembre 2009 par Jean-Luc Bertini à l'hôtel Lutetia
Par Céline NgiFollow @Fluctuat_livres