
"Il n'y a pas de dominants constitués en groupe hiérarchisé et organisé, doté d'une volonté propre et négative. C'est plus fin, plus complexe et plus pervers. La très grande bourgeoisie initiée, connectée, oligarchique, transnationale est de plus en plus riche. Le Lumpen laborieux, sans le sou, sédentaire, déconnecté grossit de plus en plus tout en bas de l'échelle. Au milieu, une masse informe de veaux finalement incultes, disciplinés et de plus en plus pauvres s'invente une pseudo-hiérarchie. Ces dominés n'ont pas de conscience de leur état et du vol organisé par les dominants. Les outils de propagande et'asservissement très développés mis en place par les dominants anesthésient toute vélléité émancipatrice chez les dominés." Après les enquêtes pour Libé, les essais sur les malversations ddu capitalisme international, Denis Robert, actuellement en délicatesse avec la justice luxembourgeoise, s'essaie à nouveau à la fiction.
La Domination du monde, aux éditions Julliard, en librairie.
Entretien avec Denis Robert + chronique dans le mag
Par Daniel De Almeida Follow @dandealmeida
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