
Auteur de , récemment paru aux éditions Gallimard, François Chevallier revient sur le contenu de cet essai, charge imparable contre la toute puissance aveuglante du mauvais art contemporain, et réflexion affûtée sur les affres du sarkozysme. Son analyse défie la catégorisation et embrasse finalement tout le champ social avec lucidité et pessimisme. Les sociétés occidentales ne vont pas bien. On s'en doutait. Chevallier en parle mieux que personne, sans jamais céder à la facilité.
Dans l'essai de François Chevallier, sociologie, philosophie de l'art, littérature, analyse cinématographique sont brillamment mêlées pour alerter contre une culture suicidaire du mépris et de la négation de l'individu, qui conduit à un déni de démocratie et un abêtissement plus ou moins volontaire des citoyens, en même temps qu'à une marchandisation des vies et des morts (suicide à France Télécom, en tête). Manipulation ? Usurpation de souveraineté ? Question de générations ? Responsabilité des élites ? Avec une signature plus huppée et cotée par les médias dominants, La Société du mépris de soi aurait été matière à scandale et à polémique. Plus confidentielle et subtile, elle nous donne l'occasion de démarrer l'année de la meilleure façon possible : intelligente, critique et avec la liberté au bout du fusil.
Lire l'entretien avec François Chevallier
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Par Céline Ngi Follow @Fluctuat_livres
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