
En poussant des cris d'orfraie depuis de nombreuses semaines, la plupart des groupes chrétiens ont assuré à Da Vinci Code le film (à 125 millions de dollars), une belle campagne de communication et alimenté la suspicion à l'égard des pratiques de l'Eglise, sur le mode " vous vous agitez beaucoup pour des gens qui n'ont rien à se reprocher". Cette position, tenue jusqu'ici essentiellement par des ultras, est désormais également la ligne officielle du Vatican. L'archevêque Angelo Amato, numéro 2 de la Congrégation pour la doctrine de la foi, que dirigeait le pape Benoît XVI avant son élection, a appelé les catholiques à boycotter le film. Le Da Vinci Code est jugé "farouchement antichrétien, truffé de calomnies, d'attaques et d'erreurs historiques et théologiques concernant Jésus, la Bible et l'Eglise". Amato appelle à des manifestations comme celles organisées lors de La Dernière Tentation du Christ de Martin Scorcese en1998.Faisant preuve de plus de flair, les dirigeants de l'Opus Dei refusent de se lancer dans une trop agressive campagne de dénigrement et n'ont pas relayé l'appel au boycott du film. Monseigneur Echevatrria a affirmé (source Europe 1) que son organisation n'avait pas de temps à perdre "avec de petits romans pour les naïfs". Au passage, l'Opus Dei, qui clame sa totale transparence à qui veut l'entendre, s'enorgueillit d'accueillir en ce moment plus de 3 millions de visiteurs mensuels sur son site. Grâce à qui ?
Par Daniel De AlmeidaFollow @dandealmeida