
Considéré comme le successeur de Philip K Dick par certains, décrié par d'autres, puristes, qui l'ont soupçonné de parodier H-G Wells, Christopher Priest s'est taillé une place à part dans le domaine de la SF. Les distorsions de la réalité, les dangers de la virtualité, les personnages partagés entre deux mondes, il maîtrise. Les amateurs de SF peuvent foncer, chacun de ses romans plonge dans un nouvel univers où se mêlent imaginaire, réflexion sur la société, intrigue sentimentale.
C'est avec son troisième roman, , que Christopher Priest a conquis son public : il remporte le Prix British Science-Fiction, une forme de reconnaissance envers sa contribution littéraire au genre. Avec james graham ballard, il a participé à la nouvelle vague SF qui a traversé les années 70, en abordant de nouveaux thèmes et en soignant davantage son style.
Deux ans après Le Monde inverti, est publié , considéré comme un roman mineur, alors qu'il comporte pourtant une importante thématique pour tous les travaux qui suivront.
Viennent ensuite de nombreux titres : notamment , , qui a été adapté au cinéma en 2006 par Christopher Nolan, la novélisation de l'eXistenZ de david cronenberg, mais également des romans qui évoquent davantage l'univers développé dans ses écrits de jeunesse, comme et La Séparation.
Toujours, la problématique de la frontière entre réel et virtuel est mise en avant, et explorée dans tous ses possibles. Après la découverte d'un auteur comme Christopher Priest, pilier du genre, on comprend que les succès SF genre Matrix ne se sont pas inventés tout seul.
Lire les chroniques de Fluctuat sur Christopher Priest :
Futur Intérieur, avant le virtuel
Les Extrêmes : entrez dans le jeu
La Séparation : entre Histoire et 'science) fiction
Par Céline Ngi Follow @Fluctuat_livres