
Tout le monde aime tellement Bruce Wagner qu'on finirait par s'en méfier. De son roman ., James Ellroy a dit (en préface s'il vous plaît) que c'était une tragédie spirituelle et Bret Easton Ellis que c'était "Le grand roman hollywoodien". Certes de ces deux zigues on avait pris l'habitude de ne pas tout avaler.
Mais quand Salman Rushdie dit de Wagner que c'est un visionnaire déguisé en farceur, que David Cronenberg voit en lui un "Joyce dont Hollywood est Dublin", on se dit qu'il commence à y avoir un peu trop de monde pour une banale entente de bidonneurs associés ( et en monnaies sonnantes et trébuchantes éventuellement remerciés). Et encore vous fait-on grâce des papiers énamourés de la presse East-Coast...
En croisant les destinées de trois personnages à Hollywood - un acteur en plein boom, une lose et une secrétaire nympho - Wagner décrit la cauchemardesque industrie du rêve. Pour ce qu'on en a lu jusqu'ici ( cette notule n'est pas une critique littéraire) Wagner s'essaie à un genre où certains américains (Easton Ellis en tête) excellent régulièrement : trouver dans les gestes anodins la marque des névroses contemporaines et être capable de saisir une vie entière en quelques fulgurances, le tout ponctué par un sens aigu du name-dropping ( et de la surenchère trash).
CONCOURS : En attendant de pouvoir vous en dire plus et de papoter ensemble autour de l'ouvrage, on vous propose d'en gagner dix. Ainsi que dix exemplaires de "" de Steve Mosby autre thriller salué outre-Atlantique et dont on reparlera également bientôt.
Par Daniel De Almeida Follow @dandealmeida