
Frédéric Beigbeder quitte Flammarion pour se remettre à écrire. Il signe son départ par un vibrant plaidoyer pour les éditeurs dans le dernier numéro de Lire. Il y explique assez justement qu'à part la fonction politique, il n'y a pas d'autre profession plus ouvertement méprisée que celle d'éditeur. En revanche, l'auteur de 99 francs ne trompera personne avec sa description d'un métier où ne prévaudrait que l'abnégation de ceux qui l'exercent, un incroyable don de soi détaché de toute cupidité . Ben voyons, et Zeller, Martin, la vague des écrivains photogéniques et nuls, c'est du poulet pt'êt. Idem pour la comparaison avec le boulot de prof. L'éditeur, pour méritant qu'il soit, est un commerçant globalement moins à plaindre que le libraire -qui ,lui, ferait mieux de monter une boîte de portables effectivement -, n'en déplaise à un notre ami.
Par Daniel De Almeida Follow @dandealmeida
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