
Angoulême nous emmène cette année à la découverte de la Finlande, pays jusque là connu surtout... pour ses voisins. La Finlande, découvrons-nous, abrite en son sein une bande dessinée des plus vivaces. Devant les planches exposées, deux constats s'imposent : primo, la richesse et la variété graphique des auteurs finnois est proprement étonnante, ils sont visiblement autant influencés par les comics alternatifs de Dan Clowes, Chris Ware ou Robert Crumb que par des auteurs plus ou moins de chez nous comme Moebius, Julie Doucet ou Lewis Trondheim ; deuxio, on ne lit pas le finnois... et seuls quelques courageux éditeurs indépendants nous permettent d'apprécier leurs efforts scénaristiques.Il n'y a pas que par le graphisme et la langue que la Finlande se démarque. Un univers commun rattache ces oeuvres, mélange d'intimisme autobiographique et de métaphores surréalistes. Le monde de l'enfance n'est jamais bien loin, où la frontière entre réel et imaginaire est encore floue, où un corbeau peut être un féroce mangeur d'hommes et où la moindre corde pourrait bien s'avérer être un serpent.Tout un univers qui nous est pour l'instant en grande partie fermé, mais devrait s'ouvrir peu à peu grâce aux initiatives de plus en plus nombreuses des éditeurs francophones, notament l'Association qui publie Matti Hegelberg et Katja Tukiainen (illus.), Frémok qui se charge de nous faire découvrir Marko Turunen et même Delcourt qui a publié Ville Titäväinen.
Par Cédric Le Merrer Follow @GoldfishFight
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