
"Ellea toujours vécu pour voir, ce qui lui a donné non seulement de la hauteur maisaussi de la distance. Petite déjà, elle considérait les êtres comme desmarionnettes susceptibles de s'affaisser brusquement dans un fracas demécanique en plein milieu du rôle débité, pantins sujets à cette chute sèchequ'elle avait vue plusieurs fois et qu'on nommait : la mort".Pourchoisir cet extrait, j'ai quasiment pointé mon doigt au hasard sur une page,c'est dingue ce flux fictionnel hyperqualitatif.
(illus. photo © Luc Pâris), Chaque jour est un arbre qui tombe, éditions Verticales, 2006.