William Blake : le génie qui excuse tout ou à peu près....

16/04/2009 - 17h48
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William Blake : le génie qui excuse tout ou à peu près....

 

William Blake est un génie, de la poésie, du mysticisme, de la gravure, de la lithographie, de la peinture et d'un tas d'autres choses. Il n'a pas inventé l'assiette décorée (celle qui trône dans la salle à manger de votre belle-mère) mais a fait d'elle une oeuvre spirituelle et transcendante pour les siècles et les siècles. C'est entendu. L'exposition de ses oeuvres au Petit Palais est l'événement littéraire (qui n'en est pas un) de l'année.

 

Exceptionnelle. Sûrement une révélation visuelle, bien qu'il ne soit pas certain que l'homme d'aujourd'hui soit capable (je dis bien capable) de saisir exactement la culture (folle) dont parlait Blake. Ses illustrations sont des miracles picturaux mais aussi des énigmes pour l'interprétation, dont nous n'avons pas en notre possession le dixième des clés. Du coup, Blake est obscur, branché et permet les pires absurdités. On a fait de lui le Jim Morrisson des poètes parce qu'il avait donné à Huxley le nom de son essai (The Doors of perception) qui donnerait son nom au groupe du Lézard débraillé. Soit. Blake a été conjugué à la sauce Jarmush, cité par Belmondo dans Le Corps de mon ennemi, mais aussi par Alan Moore, c'est déjà mieux, à la fin de .

 

Il fait l'objet de dizaines, de centaines, de milliers de vidéos qui, comme celles qui sont sélectionnées ci-dessous, font de lui le poète ultime : inspiré, fou, possédé, le poète rêveur capable de faire descendre ses visions prophétiques et insensées dans des figures communes ou vouées à le devenir : un tigre, un agneau, un arbrisseau, une... nouvelle Jerusalem. Si ces tentatives sont plutôt... ratées, elles prennent Blake par le bon bout et le seul qui vaille peut-être pour le découvrir : se confronter à l'oeuvre et regarder si elle nous plaît. Lire "Jerusalem", "Le Mariage", "Les Chants d'Innocence" et faire ce que l'on peut.

 

Ceux qui lisent l'anglais pourront se procurer la biographie impeccable de Peter Ackroyd. Le livre a une tendance poussée à voir le génie en Blake et à voir la folie et le manque de hauteur dans son entourage. Blake était misogyne, sauf en ce qui concerne sa femme, ce qui n'est déjà pas mal. Il n'était pas si marrant que ça et a mis dans sa vie une sacrée mauvaise foi. Les principes oui, mais point trop n'en faut, si on veut réussir dans l'artisanat de l'art. Blake aurait pu prendre exemple sur Shakespeare qui avait su, lui, concilier plus habilement génie et business. S'agissant de Blake, tout est bon à savoir, rien n'est inutile, sa vie, son oeuvre, tout n'est que poésie, mystère et exotisme à l'anglaise. Qu'on comprenne ou qu'on ne comprenne pas, le message est simple : il faut apprendre à lire les yeux fermés. Ole !

 

The Tyger

  Poison Tree

 

 

The Lamb

Voir le diaporama de l'expo William Blake

Pour ceux qui veulent aller plus loin et y aller en VO, c'est ici.

 

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