
Vous aviez déjà eu envie d'entendre charles baudelaire, Emily Dickinson ou John Keats dire de la poésie en vrai ? Nous non, mais visiblement les types responsables de ces animations incroyablement.... hideuses, avaient placé très haut dans la liste de leurs fantasmes cette idée d'animer les grands poètes disparus. Le résultat est évidemment à la hauteur de l'idée originale. Oui, John Keats donne son poème comme si vous y étiez : imaginez vous à Rome au XIXème siècle, Piazza Navona (Keats habitait là à la fin de sa vie, on peut visiter sa maison, voir son lit de mort, son pot de chambre, ses lettres, cela vaut le déplacement), Keats est là, près de vous, maladif et déprimé, et comme toujours, envisage le pire. Et le pire, ce n'est pas la guerre, pour une fois, non, le pire c'est évidemment la mort qui prend trop jeune et vous entraîne de l'autre côté du miroir. Keats est là, respire en 3D et vous lance comme cela la bouche en coin et le visage comme métamorphé au botox du futur ces quelques vers magiques qu'on vous redonne ici en quasi intégralité. Le sommet de la poésie romantique, le sommet du sommet de la beauté faite vers et, il faut l'avouer (sus au chauvinisme) un cran au dessus du Balcon de Baudelaire. Hérésie. On ne va pas mettre en balance ici Keats et Baudelaire qui n'ont à peu près rien à voir ensemble, si ce n'est qu'ils respiraient tous les deux le bonheur et souffraient visiblement, terriblement d'une déformation congénitale et réellement handicapante des lèvres inférieures et supérieures. Parions que s'ils avaient pu voir ces animations, les deux géants auraient trépassé dans l'heure ou composé des vers autrement plus déprimants et sombres que les leurs.
When I have fears that I may cease to be........When I have fears that I may cease to beBefore my pen has glean'd my teeming brain,Before high piled books, in charactry, Hold like rich garners the full-ripen'd grain; When I behold, upon the night's starr'd face,Huge cloudy symbols of a high romance,And think that I may never live to traceTheir shadows, with the magic hand of chance;And when I feel, fair creature of an hour!That I shall never look upon thee more,Never have relish in the faery powerOf unrelenting love:--then on the shoreOf the wide world I stand alone, and thinkTill Love and Fame to nothingness do sink.