Le business de Chuck Palahniuk est florissant. La cote de l'auteur est à son maximum et devrait atteindre son apogée fin septembre avec la sortie cinéma très attendue de (voir l'extrait ci-dessous), adaptation qui a l'air un peu foireuse de son roman emblématique à base de.... régurgitations intempestives et de clubs d'addicts.
En attendant et presque accessoirement, l'écrivain américain sort son nouveau roman, le scandaleux Snuff, successeur de l'excellent Rant (Peste pour les francophones). Pour l'occasion (on en dira plus quand on l'aura lu), Palahniuk s'est payé une manière originale de faire sa promotion en interviewant pour amazon.com son héroïne, une star du porno sur le retour, nommée Cassie Wright, créature qui rappelle la Divine de John Waters et qui, bien sûr, est complètement fictive. Dans Snuff, salement éreinté par la critique qui ne lui a trouvé que peu de qualités (lire que le roman a été plutôt mal accueilli), la grosse Cassie, à la recherche d'un dernier événementiel, choisit de tirer sa révérence en tournant une dernière séquence pornographique : un gang-bang géant où elle s'enverrait, jusqu'à la mort, 600 mecs à la queue-leu-leu.
Le récit est envoyé par 3 des prétendants qui attendent dans l'antichambre, avec d'autres types, l'audience sexuelle de cette nouvelle Pénélope du X. L'intérêt du roman résiderait ainsi dans le chorus des 3 voix, leurs 3 histoires et la variété de leurs attentes. Comme à son habitude, Palahniuk est accusé d'en faire beaucoup et de rechercher l'effet trash maximum (difficile de faire pire question thème, cette fois) au détriment de l'écriture. Les fans du Cult ont réagi vivement à la curée et arguent que l'auteur n'a jamais offert une critique sociale aussi virulente depuis Fight Club. Verdict d'ici quelques semaines....