Hans Ulrich Obrist, commissaire d'expo, interviewe Julian Assange, fondateur de Wikileaks

11/08/2011 - 10h05
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De nombreux journalistes ont rêvé de pouvoir interviewer Julian Assange, co-fondateur de Wikileaks. Ambigu, mystérieux, très fier de l'oeuvre accomplie depuis une dizaine d'années au service de la vérité, l'Australien, élu personnalité de l'année 2010 par le magazine Time fait partie, à 40 ans tout juste, de ceux qui attirent la plus grande curiosité.

 

On peut s'étonner que Julian Assange, installé dans un manoir anglais en attente d'une possible extradition vers la Suède où il doit répondre d'une accusation de viol, accepte un entretien d'une longueur exceptionnelle avec un commissaire d'exposition, aussi connu soit-il dans le petit milieu de l'art contemporain. Ce serait sans compter l'entre-gens assez rare de Hans Ulrich Obrist, actuel co-directeur de la Serpentine Gallery de Londres, et l'une des personnalités les plus influentes du monde de l'art, membre de tous les jurys et comités, commissaire d'un nombre incalculable d'expositions et biennales. HUO a réalisé depuis une vingtaine d'années des entretiens, souvent fleuves, avec à peu près tout le monde, y compris hors du strict milieu de l'art, comme par exemple JG Ballard ou Melvil Poupaud (voir le livre Conversations, publié en 2008 chez Manuella éditions).

Julian Assange le 15 juin dernier dans sa résidence anglaise, montre le bracelet électronique qu'il porte à la cheville. Crédit : Kirsty Wigglesworth/AP/SIPA

Autre raison d'une telle réunion, les méthodes et la « mission » que s'est assignées Wikileaks sont questionnées par de nombreux artistes actuels. Publiée dans le magazine e-flux (et lisible, en anglais, sur son site Internet), l'entretien a été traduit en français par Courrier international, qui l'a découpé en quatre parties, diffusées pendant tout l'été. Si les deux premières parties abordent la vie d'Assange et des questions relatives à Wikileaks, Hans Ulrich Obrist laisse ensuite la parole à des artistes contemporains (Luis Camnitzer, le duo Goldin+Senneby, Martha Rosler, le colletif Superflex, Ai Weiwei, Philippe Parreno...).  Leurs questions concernent notamment les notions de transparence, d'anonymat ou d'engagement politique, le cas de Bradley Manning (cet agent de renseignement de l'armée américaine qui a transmis à Wikileaks des documents classés secret défense), le journalisme comme bien public, ou encore la propriété intellectuelle.L'entretien entre Julian Assange et Hans Ulrich Obrist est à lire en anglais sur le site e-flux, ou en français dans Courrier international, sur le site Internet (accès payant) ou dans les numéros 1081, 1082-1083-1084, 1085 et 1086 de juillet et août.

 

Par Magali Lesauvage
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