
A quelques jours des élections d'une Assemblée constituante chargée de rédiger la nouvelle constitution en Tunisie, et qui donne le parti islamiste Ennahda en tête des votes, la chaîne de télévision Nessma, qui avait pourtant fait de la programmation du dessin animé Persepolis de Marjane Satrapi un acte politique fort, a annulé sa rediffusion face aux pressions des intégristes, et obligeait son directeur à présenter des excuses publiques à la radio. Face à ces derniers incidents, on comprend d'autant plus la nécessité de l'art quand il fait trembler les barbes. Et le milieu artistique tunisien bouge, c'est un fait, mais pas tant que ça. Comment a-t-il négocié le tournant post-Ben Ali ? Qu'est-ce qui a changé pour les artistes depuis la révolution ? Etat des lieux d'une scène artistique en pleine mutation mais néanmoins fragile. Lire l'article sur La scène artistique tunisienne