
Alors que les autorités chinoises avaient décidé de démolir son atelier, à Shanghai, Ai Weiwei, artiste internationalement connu, co-auteur du stade olympique de Beijing, exposant actuellement dans le célèbre Turbine Hall de la Tate Modern de Londres, a annoncé via son compte Twitter (@aiww, en chinois) avoir été assigné à résidence pendant plusieurs jours à Beijing, alors qu'un « banquet de crabes » était prévu par l'artiste à l'occasion de cette démolition. Malgré son absence, la fête a quand même eu lieu, rassemblant un millier de personnes, comme l'explique Ai Weiwei dans une interview à la chaîne anglaise ITN News :
Selon l'artiste, c'est grâce à Internet (et en particulier à Twitter) qu'il a pu communiquer sur son arrestation : « Avec Internet, on n'a pas besoin d'être là pour communiquer. J'ai passé la journée à discuter avec des gens, de chez moi (...). La police a été surprise, ils ne s'attendaient pas à avoir un écho si retentissant ».Subissant régulièrement la pression de la police chinoise, Ai Weiwei est retourné vivre en Chine, après avoir vécu une douzaine d'années aux Etats-Unis. L'exposition Sunflower Seeds d'Ai Weiwei à la Tate Modern (jusqu'au 2 mai 2011)
Par Magali LesauvageFollow @MagLesauvage