Nomerz : les murs ont des visagesIl fait des visages, des visages, encore des visages. Nikita Nomerz, street artiste russe en provenance de Nijni-Novgorod, illumine les rues des villes en peignant des visages sur les murs. L’humeur de ces derniers change au fil des sessions.
Aujourd’hui représentant d’un mouvement artistique qui prend de l’importance en Russie, l’univers de Nomerz interroge différentes formes.
Rencontre en images et entretien avec un artiste déterminé à faire connaître son travail et à voyager pour être en contact avec de nouvelles pratiques.
Par Guillaume Roche
Nomerz : les murs ont des visagesFluctuat : Rester anonyme est important ?
Nomerz : Ce n’est pas forcément la chose la plus importante pour moi. Mais dans le graffiti et le street art, il faut souvent outrepasser la loi et être anonyme à ce moment-là est plutôt nécessaire.
Nomerz : les murs ont des visagesLe graffiti et le street art sont autorisés en Russie ?
Peindre sur les murs est une chose interdite en Russie et dans la vie quotidienne peu de personnes connaissent mon activité.
Nomerz : les murs ont des visagesComment tu as commencé le graff ?
Au début, je faisais du graffiti classique, puis j’ai commencé à expérimenter et j’ai débouché sur quelque chose d’autre. Je pratique le dessin depuis que je suis enfant, par contre je ne suis jamais allé aux Beaux-Arts.
Nomerz : les murs ont des visagesTu te considères plus comme un graffeur ou un peintre ?
C’est difficile de répondre à cette question. Je préfère laisser les gens décider et trancher. L’appellation n’est pas une chose centrale, le plus important est de "faire."
Nomerz : les murs ont des visagesTon premier souvenir de graff ?
J’ai commencé à découvrir le graff à l’école, il y en avait d’abord dans la rue, puis petit à petit ils sont arrivés à la télé et dans les magazines.
Nomerz : les murs ont des visagesEst-ce que tu travailles seulement en Russie ?
Non. Je réalise parfois certains travaux en dehors de la Russie. Le voyage est important pour découvrir et expérimenter. Et la Russie est en même temps un grand pays où je dois encore voir beaucoup d’endroits où peindre !
Nomerz : les murs ont des visagesTu as visité de nombreuses villes en Russie pour peindre ?
J’ai beaucoup traîné à Nijni-Novgorod où je suis né, mais on peut ajouter à la liste : Perm, Ekaterinbourg, Krasnoïarsk, Irkoutsk et Novossibirsk, ainsi que Moscou et Saint-Pétersbourg. Il y a tellement de villes où aller !
Nomerz : les murs ont des visagesTu te sens proche d’un collectif comme Voina ?
Tous les travaux artistiques font passer un message, mais ils ont une approche de l’art qui est vraiment différente de la mienne. Donc, je ne me sens pas forcément proche.
Nomerz : les murs ont des visagesInternet occupe une place importante dans ton travail ?
Oui, internet est même très important ! Avant le web, les photos et les vidéos à propos du graff étaient rares, ce n’était pas facile de se documenter. Maintenant, il n’y a même plus besoin de se déplacer et tout le monde peut voir ton travail, donc c’est plutôt positif.
Nomerz : les murs ont des visagesLe street art en Russie commence à devenir un phénomène important ?
Oui. Il n’est pas aussi développé qu’aux USA ou en Europe, parce que cet art est arrivé plus tard chez-nous, mais il commence à vraiment prendre une place en Russie.
Nomerz : les murs ont des visagesLe street art occupe une place importante dans ta vie ?
Les personnes qui font du street art actuellement en Russie ne font pas encore d’argent avec. Et en ce qui me concerne, toutes mes activités ont un lien avec la peinture.

Il fait des visages, des visages, encore des visages. Nikita Nomerz, street artiste russe en provenance de Nijni-Novgorod, illumine les rues des villes en peignant des visages sur les murs. L’humeur de ces derniers change au fil des sessions.
Aujourd’hui représentant d’un mouvement artistique qui prend de l’importance en Russie, l’univers de Nomerz interroge différentes formes.
Rencontre en images et entretien avec un artiste déterminé à faire connaître son travail et à voyager pour être en contact avec de nouvelles pratiques.
Par Guillaume Roche
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