Street Art

  • Accueil
  • News(26)
  • Photos (19)
  • Vidéos(1)
  • Personnalités(1)
  • Commentaires(9)

Levalet : prof le jour, street artist la nuit

10/04/2013 - 12h58
  • Partager sur :
  • 1

En arrivant à Paris, Levalet, professeur d’art-plastique, s’est lancé dans le street art. "Quand j’étais gamin j’ai fait du graff, vite fait, puis j’ai fait une fac d’art plastique, j’ai toujours connu le street art. Mais depuis que je suis à Paris, près de la Butte- aux-Cailles, j’ai vu énormément de collages et c’est ainsi que je me suis intéressé à la chose".

Levalet – après une première prise de contact avec la rue via la vidéo – a persévéré pour rester au contact de l’espace urbain tout en continuant d’imprimer une idée de mouvement dans ses dessins à l’encre de Chine qu’il colle sur les murs. Avant, il faisait des vidéos et des installations, travaillait l’image en mouvement. Des noms comme Eadweard Muybridge et Etienne Jules Marey – respectivement photographe et  passionné éclairé par la photo, ils vécurent au temps des premières heures du cinéma – résonnent également dans ses dessins où la couleur est seulement utilisée pour attirer directement le regard sur un détail.

"Je voulais passer sur les murs car je veux pouvoir exposer. Je cherchais des lieux et des contextes à exploiter, la rue s’est imposée à moi comme un espace de création libre.Il fallait l’envahir. Avant, je faisais des installations vidéo en intérieur, parce que dans la rue, malgré des expériences ce n’était pas très concluant, techniquement parlant. Surtout, quand on n’a pas de moyens". 

Et de continuer : "L’encre de Chine me permet de traiter des dessins en noir et blanc avec un contraste assez poussé pour donner plus de présence aux figures. J’utilise de la couleur pour attirer l’attention sur un objet". Un peu comme un super héros qui se doit de garder une discrétion absolue, il ne parle pas à ses élèves de ses activités artistiques. "Je préfère que cela reste ainsi car il y a une distance à respecter avec eux". Mais il utilise le street art dans ses cours. "Je leur montre des références, comme par exemple le film de Banksy Exit Through the Gift Shop. Ils sont plutôt réceptifs, mais pourtant ils ne connaissent pas tant que cela le street art à part les quelques tags qu’ils ont à côté de chez eux".

Les dessins de Levalet sont visibles en différents endroits dans Paris. "C’est assez variable ! J’ai commencé dans le 13e, le 5e, et là, je suis en ce moment plus dans le 11e et le 20e arrondissement. Les choses se font en fonction de mes promenades." Quid d’autres destinations ? La manière dont Levalet travaille demande différentes étapes : un repérage, une prise des mesures pour ensuite dessiner les personnages. "C’est compliqué de faire ce que je fais dans d’autre villes. Le weekend dernier, j’ai vu un endroit dans une ville, j’ai pris les mesures, mais je vais retourner là-bas dans six mois ! Pas avant".

Levalet, c’est aussi un zest de politique à percevoir derrière l’esthétique de ses dessins à l’encre de Chine. "J’ai pas de message précis à faire passer. Lors de mes interventions, je fais attention à faire résonner le lieu en jouant sur les figures, les personnages : une femme qui se maquille en lisant Esthétique d’Hegel.  Je fais des clins d’œil, pose des questions. Il y a un peu de politique dans les choses que je peux faire, c’est en filigrane, il faut aller le chercher".

Propos recueillis par Guillaume Roche

>> Voir le blog de Levelat

Les derniers diaporamas
COMMENTAIRES
Connectez-vous en cliquant ici pour laisser un commentaire en utilisant votre pseudo. Si vous ne vous loguez pas, votre commentaire n'apparaîtra qu'en ANONYME.
Plus Pignon Ernest que Banksy... ROZO
  • 0
  • 0
Anonyme | le 12/04/2013 à 14h30 | Signaler un abus
Votre réponse...
articles les + lus
  • Les illustrations de livres anciens s'animent en GIF
  • Supercut : Les fails de l'ex-DJ de Kanye West
  • Le Springfield des Simpson recréé en Lego
  • L'humour noir des "coloriages pour adultes"
  • L’été des voix bizarres : Peter Murphy, The Antlers, Lana Del Rey et autres monstres chantants
  • Sean Bean est perdu quand son personnage reste vivant trop longtemps
  • Une conversation avec Charles Bukowski illustrée
Les Derniers Tweets de Fluctuat