Le safari street art à Paris de Francesco AcerbisFrancesco Acerbis est un reporter photographe qui travaille sur des sujets lourds et graves. Après plusieurs années dans les Balkans, il enchaîne sur des reportages où l’homme est au centre de ses préoccupations. Ce photographe sait aussi être là où on ne l’attend pas forcément. Comme avec Mon safari dans Paris (éditions Sarbacane), une incartade photographique dans l’univers des mômes suscitée par la naissance de son enfant.
Par Guillaume Roche
© © Francesco AcerbisLe safari street art à Paris de Francesco AcerbisComment est née l’idée d’accoucher de ton livre Mon safari à Paris ?
Tout a commencé en voyant le lion place de la Concorde. Et, je me suis lancé dans un safari urbain à Paris qui a donné naissance au livre. Je voulais aussi laisser quelque chose à mon enfant. Je faisais cela durant mon temps libre.
© © Francesco AcerbisLe safari street art à Paris de Francesco AcerbisTu as photographié ces animaux peints sur les murs dans quel état d’esprit ?
Je me sentais comme à la chasse, je recherchais des animaux, il fallait les débusquer et les traquer, j’étais dans le domaine du jeu un peu. Ils se cachent dans la rue et faut vraiment les trouver.
© © Francesco AcerbisLe safari street art à Paris de Francesco AcerbisTu aimes quoi dans le Street Art ?
Le street art fait vivre une ville autrement, et je trouve que les enfants peuvent être réceptifs à cette fantaisie. Ils ont une forme d’innocence.
© © Francesco AcerbisLe safari street art à Paris de Francesco AcerbisOn peut voir dans ton livre une sorte de guide ?
Non. Ce n’est pas un guide car les animaux s’effacent avec le temps, c’est plutôt une promenade éphémère et aléatoire. Le but du livre est surtout de donner l’envie aux parents de sortir avec leur enfant pour chercher les bêtes, se créer un safari personnel.
© © Francesco AcerbisLe safari street art à Paris de Francesco AcerbisLes animaux squattent où en général à Paris ?
On en trouve vraiment dans tous les arrondissements de la ville. Il faut les chercher ! Après c’est difficile de dire lequel en possède le plus, je ne me suis pas lancé dans un état des lieux.
© © Francesco AcerbisLe safari street art à Paris de Francesco AcerbisTu as rencontré des streets artistes ?
Non. Je ne voulais pas forcément en rencontrer. Je voulais juste travailler sur les animaux.
© © Francesco AcerbisLe safari street art à Paris de Francesco AcerbisTu penses donner une suite à ce genre de livre ? Le raisonnement pourrait après tout s’appliquer à d’autres villes.
Il y a eu une sorte d’écho autour de ce projet : des copains et la famille aidaient en disant où des animaux se trouvaient. Mais, je ne pense pas entamer une série pour autant ! A moins qu’on me le demande ! (rires)
© © Francesco AcerbisLe safari street art à Paris de Francesco AcerbisEst-ce facile pour un photographe habitué au sujet de société de publier des choses dans un domaine autre ?
Dans ce projet, les éditions Sarbacane m’ont donné une vraie liberté en me laissant carte blanche. Il y avait une confiance et je ne sentais pas la pression. Tout a débuté sur une véritable rencontre.
© © Francesco AcerbisLe safari street art à Paris de Francesco AcerbisLors de ton passage sur Arte tu avais la même liberté ?
Oui. C’était vraiment quelque chose de magique que de participer à Une certaine idée de la France. J’ai eu une véritable carte blanche pour couvrir ce sujet en suivant un trader, un ouvrier et un chômeur. Et par ces temps, où l’argent commence à manquer pour de tels projets, c’est important de le signaler !
© © Francesco AcerbisLe safari street art à Paris de Francesco AcerbisEst-ce qu’il est possible de te retrouver quelque part prochainement ?
J’ai des projets, mais je ne veux pas en parler. Par contre, il est possible de retrouver les photos du livre exposées à la librairie L’ouvre-boîte, dans le Xème.

Francesco Acerbis est un reporter photographe qui travaille sur des sujets lourds et graves. Après plusieurs années dans les Balkans, il enchaîne sur des reportages où l’homme est au centre de ses préoccupations. Ce photographe sait aussi être là où on ne l’attend pas forcément. Comme avec Mon safari dans Paris (éditions Sarbacane), une incartade photographique dans l’univers des mômes suscitée par la naissance de son enfant.
Par Guillaume Roche
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