Les Féroé, à l'origine
Découvertes en 800 par des moines irlandais, elles sont ensuite colonisées par les norvégiens qui fuient le courroux de leur roi Harald 1er. Puis, les Féroé tomberont dans l'escarcelle de Copenhague en 1815, suite à la signature du traité de Kiel. Au sortir de la seconde guerre mondiale, les Féringiens obtiennent l'autonomie en 1948.
Photo de Guillaume Roche
La chasse, pratique séculaire
D'origine norvégienne, Jan Egil Kristiansen, 52 ans, fils et petit fils de baleiniers, habite les îles Féroé avec sa femme depuis 1989. A propos de la chasse à la baleine, il explique que « la pratique remonte probablement aux premières traces de peuplement de l'archipel. A partir de 1584, les archives mentionnent pour la première fois le sujet car la denrée est très utile pour conjurer les périodes de famines ! ».
Battues organisées
Toutes les années, la pêche se déroulait ainsi : le shérif local décide du nombre de baleines à tuer et sélectionne la plage qui servira à dépecer les animaux tués. Notre guide virtuel rencontré via sa page Flickr explique que « 1000 cétacés sont tués lors des 12 campagnes de pêche ».
Photos de Jan Egil Kristinansen - (Flickr)
Ambiance de carnaval
Une fois capturé, l'animal est tout le temps partagé entre l'équipage du bateau et les habitants des villages. « Ils font bouillir la viande qu'ils mangent avec des pommes de terre et de la moutarde. Jusqu'à peu, elle était coupée en steacks et présentée avec des frites ! Les gens chassent la baleine pour la consommer ». Cet événement se déroule dans une « ambiance de carnaval » et les enfants ne vont pas l'école ces jours-là.
Photo de Jan Egil Kristiansen (Flickr)
Evolution des mentalités
Mais, compte tenu de l'évolution de la situation sanitaire et la mise en garde officielle des autorités, Jan Egil Kristiansen, pense que « les gens vont arrêter de manger la viande de la baleine pilote car le mercure sera encore présent de nombreuses années dans son organisme ». Le Groenland et le Japon, également grands consommateurs, sont concernés par ce danger.
Photo de jan Egil Kristiansen - (Flickr)
mais pas des habitudes culinaires
Le mercure concentré dans l'organisme des baleines est produit par l'ensemble mondial des centrales électriques qui fonctionnent au charbon et au pétrole. Aujourd'hui, pour encore manger de la viande de baleine, les Féringiens souhaitent importer de petits rorquals de Norvège et d'Islande car ils pourraient être moins contaminés.
Photo de jan Egil Kristiansen - (Flickr)
Perspectives économiques
Prévisionniste, le gouvernement autonome, s'il devait définitivement se passer de la manne que représente la baleine et également aidé par la chute des prix de la pêche au tournant des années 1990, diversifie ses revenus grâce à l'exploitation de gisements de pétrole sur ses eaux territoriales pour dynamiser son économie.
Photo de jan Egil Kristiansen (Flickr)

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