
Wouf ! Je vois déjà se froncer les sourcils des wagnériens les plus conservateurs (euh, c'est pas un peu tautologique, ça ? sans doute...) Pour ma part, j'appartiens à la génération de ceux qui ont découvert Wagner avec le Ring de Boulez mis en scène par Chéreau en 1976. 1976, c'est-à-dire pile un an avant la sortie au cinéma de Star Wars, dont les analogies scénaristiques avec le grand oeuvre wagnérien sont évidentes : les amours incestueuses des frères et soeurs Luke/Leïa et Siegmund/Sieglinde (ah ! le premier acte de La Walkyrie, peut-être la plus belle évocation musicale de l'amour jamais composée...), la puissance du sabre laser vs. celle de l'épée Nothung, l'antre du nain Yoda et la forge du Nibelung Mime, l'innocence du jeune Luke/Siegfried vs. la déchéance du père Dark Vador/Wotan, etc. Il y aurait en fait beaucoup à dire, et beaucoup est d'ailleurs déjà évoqué dans une excellente BD sur Wagner publiée à Londres il y a déjà 10 ans (collection "... for beginners").Mais au fait, pourquoi je vous parle de tout ça ? Parce que dès jeudi 23 février au soir (après-demain), l'auditorium du Louvre célèbre Wagner par presque un mois de projections comprenant des captations des plus belles représentations de ses opéras (Boulez donc, mais aussi Toscanini, Karajan, et même... Karl Böhm, oui, Karl Böhm himself !) mais aussi des films que le génial compositeur a inspirés à de grands cinéastes comme Hans Jürgen Syberberg ou Werner Herzog. A ne pas rater également, le 18 mars à 17h30, la séance dédiée à la version de Tristan et Isolde que Daniel Barenboïm avait osé donner en Israël (pardon... à Jérusalem) en 2001. Et aussi la soirée du 9 mars consacrée aux versions hollywoodiennes des opéras de Wagner (mais pas à Star Wars), pour enfin tenter de répondre à la question : Wagner est-il pop ?
1 parodie Si Wes Anderson avait réalisé Battleship
2 justice Al Qaïtarte : un procès dadaïste
3 art Van Gogh, Dali et Picasso disséqués
4 Supercut Fast & Furious résumé à ses changements de vitesse