
Toy Story 3 sort demain dans les salles et vous pouvez y aller les yeux fermés. Bijou d'animation, leçon de comédie, le dernier épisode de la trilogie Toy Story est à la hauteur des attentes.
Onze ans ont passé depuis le 2e opus et, contrairement à la plupart des films ou séries d'animation, les personnages ont effectivement grandi. Andy se prépare à partir à l'université et se demande ce qu'il va faire de ses jouets, tandis que ceux-ci mettent au point divers plans désespérés pour amener leur propriétaire à jouer avec eux. Emprunt de nostalgie, le film de Lee Unkrich parle du temps qui passe, au risque peut-être de perturber les très jeunes spectateurs ou de perdre leur attention. Mais le ton doux-amer ne prend jamais le pas sur la comédie, ce Toy Story là renfermant quelques poilades d'anthologie dans une mécanique au rythme implacable, parfaitement huilée.
Ce qui empêche Toy Story 3 d'accéder complètement au rang de chef d'oeuvre est justement cette mécanique trop parfaite. Pixar a peut-être atteint là les limites de son génie, en déroulant son récit en mode automatique. Vers l'infini, et après ?
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