
Lou Ye (illus., au centre), le réalisateur de Summer Palace, présenté en compétition la semaine dernière, connaît des déboires avec la censure chinoise. Pour avoir montré son film sans l'aval des autorités de Pékin, il risque une interdiction de tournage durant cinq ans. Pour l'instant, peu de voix officielles se sont élevées contre cette décision peu étonnante. On n'en attendait pas moins de nos chers représentants culturels qui, à l'approche des jeux olympiques et à l'heure où la Chine présente un taux de croissance record, ne veulent certainement pas faire de vagues diplomatiques. Le plus drôle serait que le film ou son auteur reçoive un prix d'importance dimanche soir, à la cérémonie de clôture. Là, ils seraient bien embêtés, les soi disant porte-drapeaux de nos libertés.