Spot ciné 16.04.03 Ciné des jours fériés

07/05/2008 - 14h57
Spot ciné 16.04.03
On attend toujours Cannes. Et le mois de mai, où l'on verra ce qui nous plaît. Cette semaine marque pourtant le début des jours fériés, avec un bon gros week-end de Pâques, et un Vendredi Saint que certains consacreront peut-être au Dieu Cinéma.

La moisson du 16 avril est assez conséquente : 15 films sortent sur les écrans, avec un film d'épouvante, deux films suédois, un documentaire, quelques blockbusters, deux premiers films assez réussis, et des reprises qui ne passeront pas inaperçues. Qui n'en veut ? Pour commencer, on vous conseille les premiers films de deux acteurs qu'on aime beaucoup. Denzel Washington signe son premier film, The Antwone Fischer Story, histoire véritable d'un jeune noir de 24 ans à la jeunesse difficile, qui tentera d'exorciser les démons de son passé auprès d'un psychiatre de la Navy (joué par Denzel himself). Film simple, solide, qui ne tombe pas dans le mélo et qui consacre le passage du beau Denzel de l'autre côté de la caméra. Côté fille et en Europe, on a un vrai coup de coeur pour le premier film de Valeria Bruni Tedeschi Il est plus facile pour un chameau.... Cet autoportrait drôle et un peu frappé donne un avant goût d'été (ah, la petite robe rouge de Valeria !), et bénéficie d'un casting irréprochable : Chiara Mastroianni, Jean-Hugues Anglade, Denis Podalydès, Emmanuelle Devos. Dans la catégorie des grosses productions, il faut citer Frida, de Julie Taymor : rien d'exceptionnel dans ce film biographique, si ce n'est le plaisir de se voir raconter la vie exceptionnelle de Frida Kahlo, artiste muse de Trotski et compagne du peintre Diego Rivera. Elle est incarnée à l'écran par une autre mex-icône : Salma Hayek qui se serait, dit-on, damnée pour le rôle. Plutôt une bonne surprise, le Wanted de Brad Mirman ; il ne faudrait pas classer trop rapidement ce polar comique parmi les nanars. L'affiche fait un peu peur, mais on peut se laisser tenter par le mélange Johnny + Renaud + Depardieu + Bohringer, bande de petits malfrats en goguette à Chicago. Autres relatives bonnes surprises : Dreamcatcher, le film d'épouvante canadien du mois : quatre amis d'enfance dotés de pouvoirs télépathiques se retrouvent dans les forêts du Maine, en proie à des forces maléfiques. Avec Morgan Freeman et adapté de Stephen King. Et puis Autofocus, de Paul Schrader, revient sur l'histoire vraie du nommé Bob Crane, animateur vedette d'une émission de radio des années 60, qu'on a retrouvé assassiné avec un stock de vidéos pornos. Pour la petite histoire, ce Bob Crane aurait été un proche du réalisateur John Carpenter (Ghosts of mars en 2001, rien de porno pourtant).Jean-Paul Rappeneau sort Bon Voyage - dont l'écrivain Patrick Modiano co-signe le scénario - sept ans après son Hussard sur le toit ; l'actrice (Isabelle Adjani, qui cumule les retours à l'écran...), l'étudiante, le journaliste, le ministre et le jeune premier se retrouvent dans un hôtel bordelais, lors de la grande débâcle de juin 1940. Beau casting et bon scénario qui font de cette comédie d'aventures un voyage agréable. Autre invitation au voyage : Les Chemins de l'Oued, de Gaël Morel, où Sami fuit la France pour la Kabylie de sa famille : il y retrouve un pays chaotique, une culture qui lui est étrangère, et une cousine enceinte : Amira Casar, très bien. Pas vus : Racines, documentaire de Richard Copans ; Prop et Bertha, film suédois pour les enfants ; et Lilya 4-ever, de Lukas Moodisson (danois/ suédois), triste histoire de Lilya, 16 ans, dans une banlieue de l'ex-URSS, qui a gagné cinq « Guldbagge » en 2003 (mais si, les Oscars suédois). No comment pour les deux films qui commencent par la lettre F (comme « fours ») : Fureur de Karim Dridi en West-side story version 13ème arrondissement de Paris), et Fusion-The Core de Jon Amiel : l'armée US veille au grain et au magma, heureusement qu'elle est là. Et puis deux reprises pour finir en beauté : Au coeur de la nuit (1945), de Robert Hamer et Charles Crichton, grand classique du film fantastique, avec cinq sketches d'histoires à faire peur dans un tranquille cottage anglais ; et L'Arrangement (1969), chef d'oeuvre d'Elia Kazan, avec Kirk Douglas et Faye Dunaway, qui marque une date dans l'histoire des rencontres du cinéma.

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