
Depuis Cannes et la présentation de Rubber, le nouveau film de Quentin Dupieux, tout le monde s'interroge sur cet ovni cinématographique narrant les aventures d'un pneu tueur dans le désert californien. Si le concept surprend, il n'est pas nouveau et s'inscrit dans un sous genre horrifique plus proche du nanar que du film d'auteur.
Ce sous genre est né dans les années 80 avec notamment Christine de John Carpenter, l'histoire d'une voiture manipulatrice et meurtrière, le film néerlandais L'Ascenseur puis Panique sur le Green (1989) et sa tondeuse à gazon infernale. Dix ans plus tard, l'objet tueur s'offre une seconde jeunesse en Asie avec Ring (cassette vidéo), The Wig (perruque), Cello (le violoncelle) ou bien encore The Red shoes (les chaussures rouges). Enfin, à cette filmographie vient s'ajouter aujourd'hui le pneu tueur de Rubber, le nouveau film de Quentin Dupieux qui réinvente les codes du genre -; lui donnant aussi ses lettres de noblesse. Retour sur ce courant horrifique classé série B voire franchement Z.