Résonances, 10e : rester fidèle à ses rêves

13/10/2010 - 16h31
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Résonances, 10e : rester fidèle à ses rêves

 

Les 10e Rencontres du cinéma citoyen s'ouvrent aujourd'hui et se tiennent jusqu'au 19 octobre à Bobigny.

 

"Lorsqu'on rêve tout seul, ce n'est qu'un rêve alors que lorsqu'on rêve à plusieurs c'est déjà une réalité. L'utopie partagée, c'est le ressort de l'histoire". Une belle citation de Elder Camara, un archevêque brésilien, qui sert de fil conducteur à l'événement et donne envie d'aller manifester.

 

Cette 10e édition de Résonances rêve donc : rêve de vie meilleure, de justice sociale, de dignité, de paix, de solidarité et d'indépendance. Différentes thématiques sociales et politiques sont abordées à travers ce prisme onirique, dont voici un aperçu non exhaustif :

 

- Le combat des sans-papiers, à travers deux documentaires. Ulysse clandestin de Thomas Lacoste, un film-manifeste qui milite pour la suppression pure et simple du ministère de l'immigration et de l'identité nationale, et interroge des philosophes, anthropologues, sociologues et historiens sur le sujet. Dieu nous a pas fait naître avec des papiers de Luc Decaster s'est attaché lui à un "lieu de vie", centre d'accueil pour jeunes migrants.

 

- Le combat contre les injustices sociales, à travers un documentaire et une fiction. Le très beau Entre nos mains, de Mariana Otero, qui suit des salariés - majoritairement des femmes - d'une entreprise de lingerie qui, confrontés à la faillite de leur boite, tentent de la reprendre sous forme de coopérative. Et le plus décevant Illégal du Belge Olivier Masset-Depasse, en salles cette semaine, qui suit le combat d'une mère d'origine russe injustement enfermée dans un centre de rétention et séparée de son fils.

 

- Le combat pour la reconnaissance, qui évoque les difficiles relations entre la France et l'Algérie, avec deux documentaires : Le Chemin noir, d'Abdallah Badis, qui suit le parcours d'un homme d'origine algérienne, qui a grandi et vit en France, le menant de la Lorraine à l'Algérie. Et Dissimulation d'un massacre, 17 octobre 1961 de Daniel Kupferstein, qui revient donc sur le massacre d'Algériens par la police française lors d'une manifestation non violente, et interroge l'occultation de cette histoire douloureuse.

 

- Le combat pour la paix, en l'occurrence entre Israéliens et les Palestiniens, à travers un documentaire et une fiction. Miral, de Julian Schnabel (sorti en salles le 15 septembre dernier), qui aborde l'épineux dossier d'un oeil franchement naïf, en suivant les efforts de Hind Husseini, personnage historique, pour fonder un pensionnat pour les orphelins du conflit à Jérusalem. Et Fix Me, documentaire de Raed Antoni projeté en avant-première, présenté comme un "antidote à la guerre", "un subtil bras d'honneur aux extrémistes des deux bords". On a envie de voir.

 

L'invitée d'honneur de la 10e édition de Résonances, Yamina Benguigui, viendra présenter lors de la soirée d'ouverture en avant première Aïcha, un job à tout prix, tourné en juin dernier à Bobigny.

 

Rêver de combats, combattre pour rêver... notre époque en a bien besoin.

 

Festival RésonancesDu 13 au 19 octobre 2010 au Magic Cinéma à Bobigny.Toutes les infos.

 

 

 

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