
A vrai dire, je n'ai jamais bien compris pourquoi la Ville de Paris, incontestablement celle dans le monde où l'offre de cinéma de qualité est la plus foisonnante, a souhaité en rajouter une couche en matière de politique publique et organiser un nouvel événement cinéphile avec Paris Cinéma, désormais institutionnalisé au début de chaque été. Non pas que la programmation détonne avec celle habituellement proposée par le Forum des images, principal lieu de la manifestation. Au contraire : comme d'habitude, cette édition est impeccable, très éclectique (voire un peu fourre-tout) également, avec des focus sur l'animation africaine, Jackie Chan ou le documentaire brésilien. Juste je me demandais quelle en est l'utilité à Paris, là où il existe déjà tant de choses en cinéma et où l'argent public pourrait servir, par exemple, à développer le logement social ou, si l'on doit s'en tenir au seul domaine artistique, à enrichir les collections de la ville dans un domaine où elle est singulièrement dépourvue : l'art contemporain. Reste que du 29 juin au 12 juillet, Paris Cinéma propose un tas de belles choses donc, et pour pas cher, avec un prix des places uniformisé à 4 euros.
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