
Pendant que Spielberg se transforme en stakhanoviste (quasiment trois films en un an et demi) et se répand un peu partout en Europe en entretiens, Terrence Malick reste l'artiste secret qu'il a toujours cherché à être. Son quatrième film en trente deux ans, Le Nouveau Monde, sortira dans les salles françaises le 15 février prochain et pour l'heure, pas de photos, pas d'interview à l'horizon. Alors en attendant il reste la bande annonce (en français... mais en anglais c'est mieux). Mais attention ! Il ne faut pas s'y fier car, comme l'homme, le film recèle bien plus qu'il ne laisse paraître.En apparence, une sorte de Ligne rouge chez les coupeurs de scalps, avec des anglais très XVIIe siècle pour remplacer les amerloques envoyés au front. Le résultat est à la fois cela et bien plus. Si on retrouve par instant des morceaux, des plans évoquant fortement son précédent film, The New world , inspiré de la légende Pocahuntas, a bien plus à voir avec un opéra romantique, une histoire simple d'une femme prise entre deux hommes. Elle est portée par un style unique, celui d'un esthète préoccupé avant tout par la pureté des choses et du cinéma, par la puissance simple d'une voix et d'une image. Bien sûr, les fines bouches trouveront à redire. Trop long, niais esthétisant, diront les imbéciles, qui ne manqueront pas de rappeler que le film a fait un bide aux Etats Unis. Ne les écoutez pas. Ce nouvel opus est encore une fois un bijou. On en reparlera le 15.
MAJ (15/02/06) : Lire la chronique du Nouveau monde sur Flu, le mag
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