
La sortie de Mesrine : L'Ennemi public n°1 est mal accueillie par la dernière compagne du gangster, Sylvie Jeanjacquot. Son fils Bruno est, lui, plutôt satisfait.
"Lorsque j'ai pris connaissance des scènes qui nous concernent Jacques et moi, j'ai trouvé que c'était immonde. D'après ce que j'ai lu moi, j'estime qu'on ressemble à deux loques alcooliques et nymphomanes". Sylvie Jeanjacquot refuse de voir le film de Jean-François Richet. Elle a tort. La dernière compagne du gangster y est certes une femme qui goûte sans frein les apparats permis par le crime : vêtements de luxe, champagne, voyages... Mais jamais dans le film, elle n'est traitée comme une décérébrée ou une loque. Ludivine Sagnier qui interprète le rôle est superficielle mais tragique, femme-objet aimée et aimante jusqu'au bout d'un homme. Elle est aussi et peut-être surtout le symbole de tous les objets de consommation dont s'entoure le gansgter et qui ne le guérissent pas de son immense solitude.
Mesrine apparait dans le film comme un mégalomane flamboyant qui tente d'écrire sa propre légende et ne fait que scénariser sa chute. L'image est-elle fidèle au vrai Mesrine ? Oui pour son fils, Bruno Mesrine, qui tempère : "Les deux films sont pas mal, et assez proches de la réalité. Mais ils insistent beaucoup sur la violence de mon père, qui n'était pas forcément ainsi... C'est du cinéma, et du bon cinéma. Vincent Cassel est tout à fait à la hauteur, il est vraiment bien."
Par Daniel De Almeida Follow @dandealmeida