
Histoire d'une énigme : pourquoi, ici, à Flu, personne n'a eu envie d'aller voir la projection presse des Bronzés 3 ? Est-ce parce que nous n'aimons pas les Bronzés ? Non, pas du tout : la plupart d'entre nous se sont franchement poilés en découvrant les deux premiers épidodes à la télé ou en VHS à la fin des années 1980, et nous reconnaissons à cette bande un sacré talent pour avoir su pointer la médiocrité d'une classe moyenne, d'une époque, d'une société. Est-ce parce que nous nous sentions indésirables, à l'instar de Télérama, Les Inrocks ou Libé - lire le triste édito d'Olivier Séguret aujourd'hui ? Non, pas davantage : la Warner ne nous a même pas fait la distinction de nous black-lister. Est-ce enfin parce que la bande-annonce nous a effrayés ? Non, non et non : elle ne nous a pas vraiment fait rire non plus, mais pas au point de nous éloigner définitvement du film.Alors pourquoi avons-nous tant fainéanté ? Je sais pas, des milliers de petits détails peut-être, pas vraiment importants en soi mais bon : Clavier en promoteur immobilier-vacances qui semble jouer la caricature de lui-même lorsqu'il soutient Sarko avec Depardieu ; Michel Blanc planté au milieu de l'affiche, qui a l'air trop intelligent pour y croire vraiment ; Jugnot dans le trailer qui semble singer son personnage d'il y a un quart de siècle ; etc. Et puis ce slogan qui nous a mis la puce à l'oreille et que nous avons eu envie de prendre à la lettre : "les mêmes en pire !". Alors quand la Warner a envoyé son carton, on l'a regardé, on s'est dit qu'il fallait sans doute en parler, mais bon, chacun avait mieux à faire alors... on n'y est pas allé.
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