
Le cinéaste iranien Jafar Panahi, emprisonné depuis mars dans son pays, devait faire partie du jury du 63e Festival de Cannes, présidé par Tim Burton. Gilles Jacob, le président du festival, a indiqué sur RTL essayer "de faire libérer le plus rapidement possible" le cinéaste. Tandis que Frédéric Mitterrand s'apprête à lire ce soir un texte écrit depuis la prison de Panahi à Téhéran sur les marches du Palais.
Jafar Panahi, primé deux fois à Cannes, est accusé d'avoir préparé un film sur les manifestations post-électorales de juin 2009 en Iran. Le Festival étant une tribune particulièrement efficace, personnalités politiques et du 7e art se mobilisent, profitant des projecteurs du monde entier braqués sur la Croisette. Gilles Jacob, en contact direct avec la femme du cinéaste, soutenu par des réalisateurs français et des stars hollywoodiennes, a assuré vouloir "absolument sa libération ainsi que celle des autres cinéastes qui sont aussi en prison. Cannes a toujours été pour la libération des artistes emprisonnés".
Le cinéma, de la tribune de Cannes, peut-il peser sur les affaires politiques d'un pays ? Le président du festival y croit : "Evidemment qu'à tout moment, sa place est là, et nous l'accueillerons".
(illus. SATYAR/SIPA)