
Avant son compte-rendu plus développé sur Flu, le mag, Snoopy de Maldoror, notre envoyé spécial au 7e Festival des cinémas différents de Paris, nous écrit :"Pour les curieux ou retardataires, se tient jusqu'à dimanche le 7e Festival des Cinémas Différents de Paris. Cette manifestation, encore méconnue, mériterait de devenir un vrai rendez-vous pour tout cinéphile, étant la seule à Paris à se consacrer exclusivement au cinéma expérimental, même si son nom ne l'indique guère. Se qualifier de différent, soit, mais qui ne le revendique pas aujourd'hui ? Passons outre, car c'est l'occasion de vérifier que l'underground se « différencie » encore du grand bain de l'art vidéo-numérique. En effet, sous le disparate des films pointent le même héritage (celui de Brakhage ou d'Isou, le prophète oublié du lettrisme, figure tutélaire de cette édition), et les mêmes préoccupations sensibles et réflexives : matérialité, corporalité, intériorité, manas d'un cinéma qui, en prenant la pellicule à bras-le-corps, veut donner à voir de l'inédit. Pour cela, on peut compter sur une génération de jeunes cinéastes (surtout français, sans chauvinisme), mis en avant par une programmation « trajectoires » qui permet enfin d'apprécier la cohérence de leurs démarches : recommandées, les séances consacrées à Carole Arcega et à Augustin Gimel, ainsi que le dernier film de Nicolas Rey (rien à voir avec ses homonymes). Et pour clore le tout, l'enterrement, si possible joyeux, de la pellicule Super-8 K40, dont la mort ne devrait cependant pas signer celle de l'expérimental, comme en atteste la vitalité des films projetés."Hmm... Alléchant. Merci Snoopy !MAJ (23/12/2005) : lire sur le mag le compte-rendu détaillé de Snoopy.
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